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Euro 2016 - La France en tête du groupe A après son nul face à la Suisse

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Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-06-19T21:28:24.844Z, mis à jour 2016-06-19T21:28:58.157Z

Meilleure que face à la Roumanie et l'Albanie, la France a manqué de réussite pour battre la Suisse. Mais le nul obtenu permet d'assurer la première place du groupe A.

Pas aidée par une pelouse catastrophique, la France termine en tête du groupe A après son nul plutôt prometteur face à la Suisse (0-0). L’assurance de s’offrir un huitième de finale plus accessible avec, en prime, du mieux dans le jeu.

On a retrouvé Pogba

Dans une période où les certitudes collectives ont tendance à laisser leur place aux fulgurances individuelles, Didier Deschamps avait paradoxalement décidé de faire tourner face à la Suisse. Autant pour faire souffler certains cadres (Payet, Matuidi) que pour éviter des suspensions malencontreuses (Kanté, Giroud), mais en conservant le même quatuor pour la défense, où les automatismes ne sont pas encore affirmés. À l’arrivée, le début de match a été désastreux et une première alerte sur un corner a bien failli accoucher d’une conséquence fâcheuse au tableau d’affichage (8e). Parce que les Suisses, à qui le nul suffisait pour se qualifier, se sont parfois montrés à leur avantage en s’appuyant sur un milieu compact. Puis, sous l’impulsion d’un Coman en mode dragster et d’un Griezmann très juste, les Bleus ont affiché un bien meilleur visage que face à la Roumanie ou l’Albanie. On a surtout retrouvé Paul Pogba qui, placé sur le bon côté, a fait parler son talent. Il aurait même pu marquer sans les interventions du gardien suisse (12e, 13e)  ou la barre (18e). La réussite a également fui ses coéquipiers sur les nombreux corners obtenus (neuf avant la pause).

Payet trouve, aussi, la barre

Au retour des vestiaires, les Bleus ont laissé le ballon aux Suisses, ce qui a occasionné quelques frayeurs avant de provoquer le courroux - logique - de Didier Deschamps. Voyant son équipe en difficulté mais pas en danger, il a fait rentrer Dimitri Payet à la place de Kingsley Coman et le Réunionnais a bien failli se muer en sauveur - une fois de plus - et signer le but de la compétition. Sur une contre-attaque menée par un Sissoko tout en puissance, sa reprise de volée somptueuse est venue s’écraser sur la barre de Sommer (76e), qui avait sauvé les siens sur une frappe de Griezmann après un une-deux avec Gignac (57e). Il n’y avait donc rien à faire ce dimanche soir : les filets ne voulaient pas trembler et le score est resté vierge.

Un troisième de groupe

La France achève la phase de groupes à la première place sans forcément briller. Il y a eu du mieux face à la Suisse, beaucoup plus joueuse que la Roumanie et l’Albanie, et Didier Deschamps peut tirer quelques enseignements de cette rencontre : Pogba est meilleur à gauche, Sissoko apparaît plus entreprenant qu’un Matuidi cramé et Cabaye, très précieux et intelligent, est une alternative solide à Kanté dans le rôle de sentinelle. Le sélectionneur voulait concerner tout le monde et il est servi. En huitième de finale, son équipe affrontera un troisième de groupe et évitera l’Allemagne ou la Pologne. La suite de la compétition peut être envisagée sereinement, même s’il faudra augmenter encore le niveau. Et connaître la réussite également.