[Exclu Téléfoot 10/06] - Macron : "J’ai senti une équipe qui avait envie de nous ramener la Coupe du monde"

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Par Thomas Ravenel|Ecrit pour TF1|2018-06-10T14:32:16.593Z, mis à jour 2018-06-10T15:01:15.368Z

Emmanuel Macron s'est entretenu au micro de Téléfoot ce dimanche. Lors de cette interview, le président de la République a parlé de la trajectoire des Bleus en 98, de Zinédine Zidane et enfin des chances de l'équipe de France au Mondial 2018.


L'épopée de la Coupe du monde 98

"J’étais étudiant à Paris et je l’ai vécu dans cette liesse populaire de manière immédiate. Souvent devant les écrans géants sur les grandes places parisiennes." 

"Je n’avais pas réussi à aller au stade durant ce Mondial, mais dans mes souvenirs c’est comme si j’y avais été." 

"Dès le début j’étais persuadé qu’on allait gagner. Lors du premier match contre l’Afrique du Sud, on a senti que quelque chose pouvait se passer avec cette équipe." 

A propos de Zinedine Zidane 

"Je ne pensais pas que Zinedine Zidane allait devenir ce qu'il est aujourd'hui parce que c’est très dur. Il y a de très grands joueurs qui ne deviennent pas des grands entraîneurs et qui n’ont pas forcément cette carrière ensuite." 

Je n’ai pas été surpris par la décision de Zidane de quitter le Real Madrid car c’est un taiseux. Il n’a donc pas l’habitude de préparer les gens. C’est intelligent le choix qu’il fait puisque cela arrive au bon moment. Il sait qu’il vaux mieux décider de partir quand on le décide soit même. Il a sans doute envie de se réinventer et de se projeter vers d’autres horizons.

"Mon souhait pour Zidane c'est qu’il puisse faire ce qu’il choisira car on fait toujours bien ce qu’on décide. Mais, ce serait bon pour le pays qu’il est un rôle. Il a à la fois ce talent, cette crédibilité, il a inspiré et a continué d'inspirer beaucoup de jeunes. Et on a besoin de ce genre de talents." 

Macron fait confiance à Deschamps

"Je ne veux pas leur mettre une pression excessive, ni être une forme d’augure, mais je sent très bien le groupe. Et ce pour plusieurs raisons."

"Tout d’abord, parce que cela été pleinement le choix de Didier Deschamps et cela c’est le plus important. On a un sélectionneur de talents qui a été un grand joueur de clubs, qui a gagné la plus grande compétition européenne, qui a été un grand joueur de notre équipe de France, qui nous a ramené la Coupe du monde et qui est maintenant sélectionneur. Il y a peu de parcours comme ça donc il a une importante crédibilité personnel et vis-à-vis du collectif."

"Il a choisi cette équipe et l’a progressivement forgé, fait tourner, il l’a rajeunit." 

Trois conseils pour aller le plus loin possible 

"J’ai trois messages à donner à l'équipe de France. Le premier c’est l’unité et la cohérence. Il y aura des jours difficiles. Il y a des moments où on peut ne pas être d’accord, où on n’est pas sélectionné, où on dit qu’on a perdu car un tel n’a pas bien joué. On perd, on se divise. L’unité est donc essentielle."

"Le deuxième c’est l’effort. Derrière chacun de leur  destin, il y a des années et des années d’efforts de leur part, de leur famille, de ceux qui ont cru en eux, des bénévoles qui leur ont fait confiance. "

"Et trois c’est la confiance. Je leur ai dit que j’avais confiance en eux, que le pays était derrière eux et qu’une équipe qui gagne ça redonne beaucoup de confiance. Ca se rend la confiance quand on l’a donné. On hésite toujours à la donner, mais quand on la donne on s’aperçoit qu’elle est rendue et parfois au centuple." 


Une mentalité de vainqueur

"Je leur ai dit. Je ne suis pas sélectionneur de l’équipe de France. Je suis un français parmis d’autres qui a envie de vous supporter et qu’on gagne. On n’y va pas pour participer, mais pour gagner le 15 juillet prochain."

"J’ai senti une équipe qui avait envie de réussir et de nous ramener cette Coupe."  

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