[Exclu Téléfoot l'After] - J-H Eyraud : "On ne va pas se contenter d'une quatrième place !"

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Eyraud
Par Thomas Ravenel|Ecrit pour TF1|2018-02-12T15:34:22.633Z, mis à jour 2018-02-12T15:34:25.990Z

Dans un entretien exclusif à Téléfoot l’After, ce dimanche, le président de l’Olympique de Marseille, Jacques-Henri Eyraud est revenu sur les objectifs du club cette saison, la rivalité avec l’OL et Monaco, le cas Mitroglou.


La 2ème place, le nouvel objectif de l’OM en Ligue 1

Depuis le début de la saison, l’OM n’a perdu qu’à trois reprises. La seule équipe qui a fait mieux que le club phocéen est le Paris Saint Germain avec seulement deux défaites. Cette performance permet aux Marseillais de pointer à la troisième place de la Ligue 1 avec un point de moins que l’AS Monaco et de revoir les objectifs du club comme l’a avoué, Jacques-Henri Eyraud sur le plateau de Téléfoot l’After : « Aujourd’hui on ne va pas se contenter d’une quatrième place (ndlr, comme il était prévu au début de saison). On va tout faire pour essayer de se qualifier en Ligue des champions en accrochant la deuxième place. On n’avait pas prévu de réaliser cela cette saison, car il faut rappeler que c’est notre première saison complète depuis notre arrivée à la tête du club ». Pour terminer deuxième du championnat français, le président de l’Olympique de Marseille a deux mots d’ordre la régularité et le mental : « Ce qui va faire la différence en fin de saison c’est la régularité, et la capacité à rester concentrer lors de tous nos matches. Le mental est aussi important. On a une équipe qui est un vrai bloc. En outre, ils se font de plus en plus de passes décisives : Dimitri Payet, Kostas Mitroglou… On sent qu’il y a quelque chose dans cette équipe. Rudi Garcia a réussi à trouver un vrai esprit collectif, un équilibre qui est performant. On a un bon groupe qui peut aller loin. »



La rivalité avec l’Olympique Lyonnais et Monaco

Les Monégasques, les Marseillais et les Lyonnais qui sont respectivement deuxième, troisième et quatrième n’ont que cinq points d’écarts. Si la deuxième place va sans aucun doute se jouer entre ces trois clubs, pour Eyraud la clé de la réussite n’est pas nécessairement les confrontations directes entre eux : « L’OL et Monaco sont deux équipes difficiles à jouer et qui ont des qualités différentes. Il faut savoir s’adapter à chaque adversaire. Mais, il ne faut pas se focaliser seulement sur ces formations puisqu’on a vu qu’il est compliqué d’aller gagner à l’extérieur (ndlr, ce week-end l’OM n’a pris qu’un point face à l’ASSE au stade Geoffroy-Guichard). Il sera également difficile de battre Bordeaux à domicile qui a connu une reprise tonitruante depuis début janvier. Il ne faut pas se concentrer uniquement sur les concurrents directs, car les points ont les perds face à des équipes qui sur le papier semblent bien inférieur. »

Des ambitions affichées en Coupe

Depuis sa création en 1917, l’Olympique de Marseille a remporté dix fois la Coupe de France. Pour autant, pour voir les joueurs de la formation phocéenne tenir entre leurs mains ce trophée, il faut remonter à 1989. Des souvenirs qui donnent des envies de victoires : « Il y a une histoire spécifique entre l’OM et la Coupe de France. J’en ai quelques-unes dans mon bureau, donc je les regarde tous les jours. Je crois que cette saison, les joueurs ont vraiment envie d’aller loin. Ils vont tout faire pour battre Paris (ndlr, les Marseillais vont affronter le club de la capitale, le 28 février prochain au Parc des Princes en ¼ de finale). Ça va être très difficile mais ils peuvent le faire et après tout sera ouvert. » Cependant, les Phocéens n’aspirent pas uniquement à aller au bout de la Coupe de France puisque Eyraud a confié que son équipe avait également les armes pour aller très loin : « La Ligue Europa est une compétition à la portée des clubs français. Braga est une bonne équipe et on a vu dans ce tournoi qu’il y a souvent des matches pièges. On va donc donner le maximum pour être toujours vivant dans cette compétition, le 22 février (ndlr, soit après la confrontation aller-retour entre ces deux clubs). 




OM/PSG, le match référence de la saison 

Au stade Vélodrome, l'Olympique de Marseille n'est pas passé loin de l'exploit lors de la première confrontation face au Paris Saint Germain (2-2). Un Classico qui pour Jacques-Henri Eyraud est le match où les protégés de Rudi Garcia ont livré une prestation référence : « L’OM fait tout pour gagner des titres à moyens termes et gagner le championnat. On l’a vu avec Monaco, on peut déstabiliser, voire même battre le PSG, on n’est pas passé loin cette saison. C’était un match d’une intensité exceptionnelle et qui était un symbole de ce que doit être cette équipe. Une équipe de combattants, de guerriers, de joueurs qui sont hargneux, qui vont au contact dans le bon sens du terme. C’est une chose qui nous a donné encore plus de confiance et qui nous a permis d’afficher les résultats qui sont les notre aujourd’hui.» 


Le cas Mitroglou

Acheté l’été dernier par l’Olympique de Marseille contre un chèque de 27,5 millions d’euros, Konstantinos Mitroglou nourrissait de nombreux espoirs du côté des supporters marseillais. Depuis, l’avant-centre grec a plutôt déçu puisqu’il a inscrit seulement trois réalisations en Ligue 1. Néanmoins, pour le président du club, il ne faut pas encore l’enterrer : « Le grand attaquant aujourd’hui c’est l’équipe. On a une équipe où il y a cinq joueurs qui ont six buts ou plus. Chose que j’aime bien car cela veut dire que les joueurs procures des options au coach selon les matches, et cela est quelque chose de positif. Quant à a Kostas Mitroglou. Je suis persuadé que c’est un grand joueur, que c’est un attaquant de grande qualité, et il va le démontrer. Je vous rappelle qu’à Marseille comme dans d’autres formations il y a des attaquants qui ont mis un certain temps avant de percer. La dernière fois qu’il est entré en jeu au Vélodrome, j’ai été très heureux que les supporters de l’OM l’applaudissent car c’est comme ça qu’il aura confiance et qu’il s’améliorera sur le terrain. »