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Exclusif : au coeur du Superclasico entre River Plate et Boca Juniors

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Par Martin TRAN|Ecrit pour TF1|2013-05-12T11:35:00.000Z, mis à jour 2013-05-12T13:14:46.000Z

Dans Téléfoot dimanche matin, Olivier Dacourt a été jusqu'en Argentine prendre part au plus grand, le plus beau et le plus chaud chaud derby du monde entre River Plate et Boca Juniors. Reportage sur un autre football, une autre ambiance et une autre passion dans le fameux stade de la Bombonera...

Boca Juniors... River Plate... Ces deux noms évoquent beaucoup pour les fans de football, et Olivier Dacourt a joué le rôle de reporter de luxe pour nous plonger dans les coulisses du derby opposant les deux équipes : aux côtés de fans ne vivant que pour l'une ou l'autre équipe, l'ancien International tricolore nous livre une plongée étonnante au cœur du plus beau derby du monde.
Populaire Boca Juniors
Boca Juniors... Cette équipe est simplement mythique, et pour cause : un certain Diego Maradona est passé par Boca Juniors, y devenant l'idole de tout un peuple quelques années avant d'en devenir le Dieu en remportant la Coupe du Monde 1986. En signant à Boca en 1981, Maradona est devenu le symbole même de l'identité originelle de Boca Juniors : le prodige à qui rien n'a été donné signe alors dans le club du peuple, qui représente les classes pauvres, modestes et donc populaires du sud de la ville de Buenos Aires. Dans une Argentine coupée en deux socialement, Boca est plus qu'un club pour certains fans. Et River, ce club élitiste, ne mérite pas leur dévouement...
Le si bourgeois River Plate...
River Plate... Ce maillot blanc frappé d'une bande diagonale rouge, tout le monde en Argentine le connait : on parle là de River Plate, le club de football le plus titré du pays avec 33 titres glanés depuis sa création dans le nord de Buenos Aires en 1901, quatre ans avant celle de Boca Juniors dans les quartiers sud. River, surnommé Los Millionarios depuis les années 30 et la propension de ses dirigeants à dépenser des grosses sommes pour s'attirer les meilleurs joueurs, est considéré comme l'équipe de la bourgeoisie locale, d'où une certaine rivalité entre les deux équipes. De là à parler de "révolucion", nous préférons évoquer le SuperClasico, le derby opposant les deux équipes...
Des derbys mythiques entre joueurs considérés comme des demi-Dieux
Le 5 mai dernier s'est déroulé le 200ème match entre Boca et River en championnat d'Argentine. Olivier Dacourt y était pour Téléfoot, et a pu prendre la température avant, pendant et après ce Superclasico historique. Il a pu discuter avec des supporters des deux bords (à noter ce fan de Boca qui s'est tatoué Juan Riquelme et Martin Palermo sur son dos) et surtout assister à ce match au sein d'une Bonbonera pleine à craquer, chaude à faire exploser une fusée. Le résultat du match : 1-1, le 62ème nul de l'histoire de ce derby. Mais le résultat est finalement anecdotique tant le folklore qui entoure cette rencontre ainsi que la rivalité enfin devenue saine entre les deux camps de supporters ont quasiment pris le pas sur le côté sportif de la chose.

D'un côté, les fans des Gatti, Zanabria, Maradona, Riquelme, Barros Schelotto, Palermo... De l'autre, les amoureux des Di Stefano, Francescoli, Passarella, Crespo, Ortega, Gallardo, Aimar, Saviola, et maintenant Trézéguet... Ces deux clubs sont aimés par certains, haïs par d'autres... mais inspirent et forcent dans tous les cas le respect ! Les images tournées par Dacourt et son équipe dans Buenos Aires en sont la preuve.