"Les faire déjouer"

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'Les faire déjouer'
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-04-21T12:49:05.000Z, mis à jour 2010-04-21T12:49:05.000Z

À l'heure d'affronter le Bayern Munich en Allemagne en demi-finale aller de la Ligue des Champions, le gardien de l'OL entend tout faire pour permettre à l'OL de trouver en position favorable avant le match retour. Si son nom circule en Allemagne, Hugo Lloris ne s'en émeut guère.

HUGO LLORIS, comment le groupe a-t-il vécu ce long périple vers Munich?


H.L. : Je tiens déjà à remercier les personnes qui se sont occupées du voyage car il s'est passé très rapidement et dans de bonnes conditions. Nous avons su rester patients et arriver à Munich avec du sourire et de l'enthousiasme. Nous allons jouer une demi-finale de Ligue des Champions et nous sommes très heureux d'y être. Nous allons mettre tous les atouts de notre côté pour réussir ce match aller.


Physiquement, ne craigniez-vous pas que ce long voyage ait des conséquences?


H.L. : Le plus important, c'est d'être bien dans nos têtes et c'est le cas. Ça reste un cas exceptionnel, nous avons su le gérer de la meilleure des façons. Maintenant, nous allons nous occuper du match.


À Munich, on parle beaucoup de vous, cela vous rajoute-t-il de la pression?


H.L. : J'appartiens à un collectif. Pour le groupe, le plus important est cette demi-finale de Ligue des Champions, il n'y a pas besoin de parler d'autres choses. Il ne faut pas s'égarer, nous jouons une compétition très importante, pour nous joueurs comme pour le club. À ce stade de la compétition, peu importe l'adversaire, l'objectif est d'aller le plus loin possible.


Comment accueillez-vous le fait que des joueurs comme Bixente Lizarazu et Willy Sagnol aient publiquement suggérer au Bayern Münich de vous recruter pour la prochaine saison?


H.L. : Le Bayern Munich est une grosse cylindrée européenne, un très grand club, tant par le palmarès que par les infrastructures. Comme je l'ai dit tout à l'heure, mon cas est complètement secondaire, je fais partie d'un collectif. La saison est très loin d'être finie et je ne me pose pas ce genre de question. Je remercie les anciens grands joueurs qui parlent en bien de moi mais, aujourd'hui, le plus important c'est le terrain et cette double confrontation qui peut nous permettre d'entrer dans l'histoire en nous qualifiant pour la finale.


Jouer le Bayern Munich en demi-finale est-il une chance historique pour l'OL d'accéder à la finale de la Ligue des Champions?


H.L. : Quelque soit l'adversaire, il faut réussir ces deux matchs. Le Bayern est une grande équipe avec un gros collectif et quelques individualités capables de faire la différence à n'importe quel moment. À nous de jouer sur nos qualités, de répondre présents et on verra où nous en serons à l'issue de ces deux matchs. On sait que ça se joue sur des détails, l'objectif est de réussir une première manche pleine, sans avoir de regret, afin de bien figurer pour le match retour.


Que craigniez-vous le plus dans cette équipe du Bayern Munich?


H.L. : C'est une équipe capable de réussir des choses exceptionnelles. Ils l'ont montré aux tours précédents, que ce soit contre la Juventus ou contre Manchester ou la Fiorentina. Le Bayern s'appuie sur un gros collectif mais surtout sur des individualités comme Ribéry ou Robben. À nous de les faire déjouer en défendant tous ensemble, en jouant notre jeu à fond, en nous créant des occasions et en étant le plus réaliste possible dans les deux surfaces.


L'OL peut-il s'inspirer de Bordeaux, qui a battu deux fois le Bayern Munich lors du premier tour?


H.L. : Chaque match a sa propre histoire. Bordeaux a réalisé deux matchs pleins mais c'est vrai que le Bayern était à l'époque dans une très mauvaise passe. Ces paramètres-là n'entrent vraiment pas en jeu car le Bayern est aujourd'hui sur très une bonne dynamique, tant en Ligue des Champions qu'en championnat. On s'attend à un mach très difficile mais on répondra présent.