Fernando Torres est-il redevenu El Niño ?

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Par Laurent TITY|Ecrit pour TF1|2013-10-28T15:14:00.000Z, mis à jour 2013-10-28T15:23:18.000Z

Fernando Torres est peut-être en train de retrouver le feu sacré. Celui qui avait fait de lui l'un des meilleurs attaquants du monde au début des années 2000. Récit d'une résurrection.

Fernando Torres vient de boucler une semaine magique. L'attaquant de Chelsea a d'abord marqué un doublé en Ligue des champions lors de la démonstration de Chelsea à Schalke (0-3), avant de s'offrir un nouveau but et une passe décisive contre Manchester City en Premier League (victoire des Blues 2-1). A 29 ans, l'international espagnol n'est plus un enfant mais est en train de redevenir « El Niño ».

La confirmation d'une renaissance
Le jeune attaquant surdoué découvert à l'Atletico Madrid il y a douze années de cela a connu une carrière à la hauteur des attentes. Génial en Espagne avec son club formateur (2001-2007), il s'impose ensuite en Angleterre chez les Reds (2007-2011). Mais sa fin de parcours avec Liverpool et ses débuts à Chelsea étaient indignes de son talent. Comme si ses nombreuses blessures avaient fini par éteindre cette flamme, ce feu sacré que Fernando Torres possédait dans les pieds. L'attaquant a ainsi longtemps été raillé pour le peu de buts inscrits sous les couleurs des Blues par rapport au prix de son transfert (58,5 millions d'euros).

En mettant d'abord quelques buts importants pour Chelsea, dont celui marqué en demi-finale de C1 contre le Barça, Fernando Torres a peu à peu retrouvé la confiance. Le frémissement s'est transformé en confirmation lorsqu'il a terminé la saison 2012-2013 avec 22 buts au compteur, toutes compétitions confondues. L'Espagnol ne s'était plus montré aussi efficace en club depuis la saison 2009-2010 à Liverpool.

L'effet Mourinho
La saison dernière, Rafael Benitez a bien remis sur les rails son compatriote Fernando Torres. Le technicien espagnol a effectué un travail remarquable à Chelsea en menant l'équipe à la victoire finale en Ligue Europa, compétition dans laquelle l'attaquant a inscrit 6 buts (plus 4 autres en phase de poule de C1). Torres a d'ailleurs ouvert le score en finale (2-1 contre Benfica). Mais le changement d'entraîneur connu à l'intersaison n'a pas entamé ce regain de confiance. José Mourinho n'a pourtant accordé aucun traitement de faveur à l'Espagnol, bien au contraire.

Depuis son arrivée, le « Special One » fait pleinement jouer la concurrence au poste d'avant-centre, et l'a même accrue en recrutant Samuel Eto'o. Fernando Torres doit ainsi batailler avec le Camerounais, Demba Ba, voire André Schürrle pour tenir la pointe de l'attaque londonienne. Mais la grande force de José Mourinho réside dans cette capacité du coach portugais à garder impliqués tous ses joueurs. Et la méthode Mourinho est apparemment en train de porter ses fruits avec Torres, auteur de 5 buts en 11 matches toutes compétitions confondues.

Oscar et Hazard courent, Torres plante
Physiquement, il y a bien longtemps que Fernando Torres n'avait pas montré une telle forme. Une information loin d'être anodine sachant les nombreuses blessures dont a été victime l'Espagnol durant sa carrière. Mais s'il court partout, l'attaquant de Chelsea bénéficie surtout de l'activité incessante des petits jeunes bourrés de talent qui l'entourent. Eden Hazard, Oscar, André Schürrle, Willian... autant de flèches capables de prendre les espaces et créer des brèches dont profite allègrement Fernando Torres. Son second but inscrit à Schalke 04 illustre parfaitement ce propos. Hazard remonte le ballon sur un contre, lance Oscar qui élimine le reste de la défense allemande avant de servir Torres. L'Espagnol n'a plus qu'à finir le travail.

Du haut de ses 29 ans, Fernando Torres privilégie désormais ses qualités d'anticipation et de placement. Son instinct de buteur lui permet de compenser des capacités d'accélération qui ne sont clairement plus ce qu'elles étaient, peut-être plus à cause des blessures que du poids des années. Sa qualité technique, avec la confiance, fait également à nouveau la différence. Autant de constats qui à terme pourraient remettre « El Niño » dans la lumière. Ne reste plus qu'à lui trouver un nouveau surnom, plus en adéquation avec son âge. « El Hombre » ?