FIFA : Blatter juge "lamentable" Platini

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Vidéo : Blatter s'excuse et réagit
Par François TOUMINET|Ecrit pour TF1|2015-05-30T13:46:46.635Z, mis à jour 2015-05-30T15:00:11.934Z

Tout juste réélu pour quatre ans à la tête de la Fifa, Sepp Blatter a dénoncé ce samedi la campagne de "haine" de l'UEFA. Il juge "lamentable" que Michel Platini ait demandé sa démission et soupçonne les Etats-Unis de vengeance.

Au lendemain de sa réélection pour un cinquième mandat à la tête de la FIFA, Joseph Blatter a déclaré avoir "été affecté par les attaques" nées du scandale de corruption qui a ébranlé la Fédération cette semaine.


 "Je pardonne mais je n'oublie pas"

Conforté la veille dans son rôle de patron du football mondial, Sepp Blatter, n'a pas tardé à réagir au sortir d'une semaine catclysmique. Dans une interview à la chaîne suisse RTS, le président de la FIFA dénonce une "haine, venue non pas seulement d'une personne à l'UEFA, mais d'une organisation, l'UEFA, qui n'a pas compris qu'en 1998 il est devenu président". Interrogé à propos de Michel Platini, le président de l'UEFA, qui avait appelé à sa démission, Blatter répond : "Je pardonne à tout le monde, mais je n'oublie pas."

"Démissionner, ça voudrait dire que je suis coupable"

Alors que certains dirigeants européens militent pour que l'UEFA sorte de la FIFA afin de protester contre ces scandales à répétition, Blatter expose ainsi ses relations futures avec l'Union : "Nous ne pouvons pas vivre sans l'UEFA et l'UEFA ne peut vivre sans nous." Un constat beaucoup moins clair pour Michel Platini qui rappelait ce matin qu'une réunion se tiendra le 6 juin prochain, jour de la finale de la Ligue des champions, "et que nous verrons ce qu'il convient de faire." Appelé à la démission par ce dernier, Sepp Blatter pense que celle-ci, si elle avait eu lieu, s'apparenterait à un aveu de culpabilité : "Démissionner ça voudrait dire que je suis fautif, or je lutte depuis quatre ans contre toute corruption."

"Des signes qui ne trompent pas"

Blatter s'est en outre dit "choqué" par les déclarations de Loretta Lynch, la ministre de la justice américaine, qui avait dénonce le règne de la corruption à la Fifa. Concernant l'arrestation de sept responsables de l'organisation à Zurich mercredi, le Suisse de 79 ans estime qu'il ne s'agit pas d'une coïncidence : "Il y a des signes qui ne trompent pas: les Américains étaient candidats à la Coupe du monde de 2022 et ils ont perdu (...) Si les Américains ont à faire avec des délits d'argent ou de droit commun qui concernent des citoyens nord ou sud-américains, qu'ils les arrêtent là-bas, mais pas à Zurich alors qu'il y a un congrès". Et de lancer: "N'oublions pas qu'ils (Etats-Unis) sont le sponsor numéro un du Royaume hachémite, donc de mon adversaire (le prince Ali, ndlr). Cette affaire ne sent pas bon".