Les finales de l'OM / 1993 : Munich, histoire d'une apothéose

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Par Alexandre COIQUIL|Ecrit pour TF1|2018-05-16T13:00:35.916Z, mis à jour 2018-05-16T15:49:34.117Z

LIGUE EUROPA - Tout au long de la journée, Téléfoot vous fait revivre les quatre finales européennes de l’Olympique de Marseille. Deuxième volet : le sacre face à l'AC Milan à Munich, le 26 mai 1993.

OLYMPIQUE DE MARSEILLE / AC MILAN : 1-0 (Boli, 43e)

Finale Coupe d'Europe des clubs champions 1992-1993 / 26 mai 1993

Olympique de Marseille : Barthez (G) - Eydelie, Angloma, Boli, Desailly, Di Méco - Deschamps, Sauzée - Pelé, Boksic, Völler / Raymond Goethals


AC Milan : Rossi (G), Tassotti, Costacurta, Baresi, Maldini - Donadoni, Albertini, Rijkaard, Lentini - van Basten, Massaro / Fabio Capello


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LA FINALE

L'apothéose. Deux années après Bari, l'Olympique de Marseille va parvenir à son but ultime, devenir le premier club français à remporter la Ligue des champions. Dans la nuit munichoise du 26 mai 1993, dans l'austère Olimpiastadion des Jeux Olympiques de 1972, les hommes de Raymond Goethals vont chasser les démons de Bari en jouant une véritable finale. 


Cadenassée, hachée, la finale de l'édition 1993 n'a jamais été un beau match de football. C'est même tout le contraire. C'était une finale d'une rare médiocrité technique mais d'une intelligence et d'une justesse tactique sans pareille égale. Mauvais match peu importe au final, rien n'est venu l'égaler au niveau des émotions. Une victoire ça s'arrache avec les tripes, ou le coeur, les deux à la fois, et ça l'OM en avait à revendre. Le Marseille de 1993 c'est un mélange entre celui de 1991, sans Jean-Pierre Papin parti à Milan et Chris Waddle, et la volonté absolue de vaincre de l'Etoile Rouge de Belgrade.

Derrière tout sacre, il y a un cerveau. Ici, il se nomme Raymond Goethals dont l'excellente lecture de la rencontre va lancer l'OM. Piégé comme un bleu par  Ljubomir "Ljupko" Petrović deux ans auparavant en Italie, le Belge va prendre sa revanche contre un néophyte, Fabio Capello qui a pris la succession d'Arrigo Sacchi à la tête du Milan avec un certain succès. Parfaite reproduction du grand Milan, la version Capello s'est, elle, contentée de reproduire ce qui avait marché, en utilisant très bien le 4-4-2. Un système capable de devenir un monstre à plusieurs têtes en phases défensives et offensives. Bref, grand favori, le club italien devait juste parachever son oeuvre en Bavière.

Pour battre Milan, il fallait l'empêcher de jouer son jeu et le bousculer physiquement pour lui empêcher d'imprimer son intensité. Organisé de main de maître, et parfaitement orchestré, l'OM version finale 1993 va s'appliquer à la tâche à la perfection. Mais face à un petit Milan. Passé à côté de son rendez-vous, le club lombard, lâché par ses cadres - Marco van Basten, Franco Baresi Frank Rijkaard - en-dessous de leur niveau, en arrivera à ne pas regretter la défaite. Un an après, il retrouvera les sommets face au Barça.



LE SOUVENIR DU SUPPORTER

Maxime, supporter de l'OM depuis 1979

"C'était un moment tout simplement génial et au-delà de ça, l'autre souvenir qu'il faut en avoir, c'est que c’était quelque chose de tendu, un match très fermé. C'était une vraie finale et un très mauvais match sur le plan technique. Pour moi, l’OM de 2018 doit s'inspirer de l'OM de 1993 et oublier qu'ils ne sont absolument pas favoris.  Ce qui est marrant c'est qu'ils gagnent la Ligue des champions au moment où ils s'y attendaient le moins et où on s'y attendait le moins. La saison d'avant ne laissait pas trop de place à l’exploit, ils avaient perdu contre le Sparta Prague au 2e tour. Ils gagnent en ayant l'équipe la moins forte de l'époque Tapie. Jean-Pierre Papin, Chris Waddle et Carlos Mozer étaient partis."


"En plus, Milan arrive en finale en étant invaincu et en ayant gagné tous ses matchs. Les deux hommes du match ont été Daniele Massaro qui a manqué toutes ses occasions et Fabien Barthez qui sort les deux arrêts décisifs pendant le match. C'était une finale vraiment dégeulasse, on a tendance à l'oublier. Mais à l'arrivée, c'est juste le bonheur absolu."



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LA UNE DE L'EQUIPE DU 27 MAI 1993

1993 05 27

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