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Les finales de l'OM / 1999 : Parme et l'impuissance moscovite

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Par Alexandre COIQUIL|Ecrit pour TF1|2018-05-16T15:47:06.400Z, mis à jour 2018-05-16T17:15:09.595Z

LIGUE EUROPA - Tout au long de la journée, Téléfoot vous fait revivre les quatre finales européennes de l’Olympique de Marseille. Troisième volet : la déconvenue de Moscou face à Parme le 12 mai 1999.

PARME – OLYMPIQUE DE MARSEILLE : 3-0

Finale de la Coupe UEFA 1998/1999 – 12 mai 1999 

Stade Loujniki : Moscou (Russie) 

Buteurs : Hernan Crespo 25e, Paolo Vanoli 36e, Enrico Chiesa 55e 

LA FINALE 

Moscou, ou le début de la période noire de l’OM dans les finales. Six années après son sacre en Ligue des champions, et deux ans après sa remontée dans l’élite, le club phocéen va regoûter aux joies d’une finale européenne. Mais cette fois plus de Ligue des champions et de rêves étoilés, c’est en Coupe UEFA que l’OM arrache le droit de s’offrir une finale. Cette fois pas d’AC Milan en face mais le Parme d’Alberto Malesani, l’une des forces majeures de la Serie A à la fin des années 1990. Effectif pléthorique, talent, Parme est l’épouvantail absolu de l’époque en Italie et en Europe. 

Sûr de lui après avoir acquis sa qualification à Bologne en demie retour, Marseille va pourtant rapidement déchanter. Privé de quatre de ses titulaires après la double confrontation face à Bologne – Christophe Dugarry sera suspendu après la bagarre survenue en fin de rencontre, Peter Luccin, Williams Gallas et Fabrizio Ravanelli seront eux suspendus suite à une accumulation de cartons jaunes – le club phocéen va s’avancer sur la pointe des pieds au Stade Loujniki. Les quatre absents en question sont des titulaires.

Rolland Courbis, lui, n’est pourtant pas arrivé avec un état d’esprit défaitiste en Russie. Sûr de lui, le technicien de l’OM va changer ses plans pour décontenancer la machine parmesane. L’opération bricolage va durer exactement 25 minutes, le temps pour l’OM de bien démarrer, de se procurer deux occasions, puis d’offrir un énorme cadeau à son adversaire. Une tête mal assurée de Laurent Blanc, consécutive à un dégagement contré de Roberto Sensini, fera complètement basculer la finale. Groggys, les coéquipiers de Robert Pirès craqueront complètement après le deuxième but signé Paolo Vanoli. 

L’erreur qui a tout changé, Laurent Blanc l’assumera totalement après la rencontre. "J’ai entendu Stéphane Porato dire, donne-là, mais je ne savais pas où il était", expliquera-t-il. Avec recul, l’international français expliquera que l’OM semblait promis à perdre ce match à un moment ou un autre. "J’ai des regrets, j’aurais préféré perdre en quart de finale", terminera Courbis. 



LE SOUVENIR DU SUPPORTER

"La finale est tronquée dès le départ, tu sais qu'avec quatre mecs en moins, quatre titulaires en plus (Peter Luccin, Christophe Dugarry, Fabrizio Ravanelli, Williams Gallas), ce sera difficile. Sans eux, c'est pas pareil."

"C'est également une finale injuste car Laurent Blanc fait la bourde qui débloque le match. Venant de lui c'est juste impensable, le mec a toujours été impeccable. Tu te dis : "mais merde, pas lui". Le clin d'oeil est mauvais car après il se barre à l'Inter. Il y a tellement d'absents qu'il fait jouer Jocelyn Gourvennec, qui était un remplaçant à l'époque."


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