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Football Leaks - "Crésus" Lavezzi, vignettes Panini de Neymar à 83 dollars, le code de bonne conduite de Balotelli : voici les clauses les plus folles du football

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Par Alexandre COIQUIL|Ecrit pour TF1|2016-12-08T16:16:18.372Z, mis à jour 2016-12-08T16:26:53.746Z

Pleinement impliqué sur l'enquête européenne concernant les Football Leaks, Médiapart a révélé les clauses les plus improbables du monde du football.

Les révélations des Football Leaks continuent de plus belle. Cette fois ce sont les clauses spécifiques des contrats signés par les joueurs de foot qui ont attiré l'oeil des enquêteurs de l’European Investigative Collaborations (EIC). Ces derniers ont déniché quelques folies glissées dans les bails paraphés par les stars du foot.

En épluchant des centaines de contrats, et leurs contenus (les clauses, les arrangements, les primes et dotations), plusieurs originalités sont arrivées aux yeux de l’IEC, qui ont débuté leurs révélations sur les Football Leaks -18,6 millions de documents sur le monde du football récupérés par le quotidien allemand Der Spiegel - le vendredi 2 décembre dernier.

Devant des clubs prêts à tout pour les recruter, les joueurs ont clairement profité de leur position de force pour demander et obtenir des clauses, pour certaines, assez invraisemblables. Médiapart, qui a collaboré à cette enquête majeure sur le football pour la France, a été directement à l'origine de ces révélations. Voici une sélection des plus improbables :


Ezequiel Lavezzi, le roi du pétrole

Transféré au Hebei China Fortuna au mois de février dernier, l’Argentin a dépassé toutes les attentes en terme salarial : annoncé entre 8 et 15 millions d’euros, son salaire est en réalité de 56,7 millions de dollars sur 23 mois (2,5 million de dollars par mois). Cela le place automatiquement dans le Top 5 des joueurs les mieux payés au monde.

Malin comme tout, l’Argentin a notamment réclamé que le versement d’une somme de 26,7 millions de dollars précède et conditionne son arrivée en Chine (sur un compte basé au Luxembourg), tout en assurant ses arrières en faisant intégrer deux clauses pour contrecarrer les éventuels mauvais payeurs :

- En cas de non-paiement à la date du 10 mars 2016, il aurait dû toucher 20 millions d’euros. 

- En cas non-paiement à la date du 17 mars 2016, il aurait eu la possibilité de casser son contrat et réclamer automatiquement les 20 millions d’euros.

Rapidement blessé, Lavezzi n'a disputé que 10 rencontres de Chinese Super League, en 2016. Alors que la saison s'est bouclée le 30 octobre dernier, sa dernière apparition remonte elle au 22 mai.



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Neymar, la signature qui coûte cher à Panini

En signant un contrat avec la firme italienne, connue pour ses albums de vignettes autocollantes, Neymar s’est lui assuré de toucher un petit pactole.

Son contrat stipule qu’il doit signer 600 autographes sur les vignettes vendues par la marque à travers le monde. Cela revient à un coût de 83 dollars par vignette.



Thiago Silva, monsieur impôts

Le Brésilien est visiblement sorti gagnant des négociations effectuées lors de son transfert au PSG en provenance de l’AC Milan à l’été 2012 : salaire de 8 millions d’euros net (qui ne bouge pas, même en cas de changement de la fiscalité en France), allocation logement de 12 000 euros, multiples primes sportives et de conduite, le Brésilien a été gâté par son club.

Surtout, le PSG s’est engagé à payer les impôts dus par le Brésilien à l’administration fiscale italienne (près de 2,5 millions d’euros) et est obligé de prêter 355 000 euros au joueur chaque année pour régler un doublon fiscal France-Italie, non anticipé lors de la signature du contrat.

Paris règle également un manque à gagner dans le contrat de sponsoring du défenseur central avec son équipementier Nike. Son transfert au PSG l’a en effet rétrogradé aux yeux du géant américain, dans un club de catégorie B (l’AC Milan est classé en catégorie A, la meilleure). Ce différentiel est de 140 000 dollars.



La clause "lama" de Balotelli

Transféré à Liverpool en 2014, l’Italien a eu droit à des clauses spéciales dans son contrat.

Liverpool, méfiant, a surtout inclus une clause de bonne conduite au joueur, qui avait commis des frasques en séries lorsqu’il évoluait à Manchester City.

Si l’attaquant se comportait bien sur le terrain - seuil maximum de trois expulsions pour violence, crachat, langage ou geste offensants et abusifs, sur un joueur adverse ou tout autre personne - il pouvait toucher jusqu'à 1 million de livres.



Agüero, le porte-bonheur de l'Atlético

Transféré à Manchester City à l’été 2011, Sergio Agüero rapporte toujours de l’argent à son ancien club, l’Atlético de Madrid.

Ce dernier touche 250 000 euros de la part de City, à chaque tranche de 15 buts de l'attaquant avec le club anglais.

Il touche également 250 000 euros, à chaque tranche de 25 apparitions de son ancien joueur avec le club mancunien.



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La clause position de Vermaelen

Le Belge, passé par le FC Barcelone entre 2014 et 2016, disposait d’une clause spéciale dans son contrat signé à l’été 2014 avec le club catalan : il recevait une prime de 100 000 euros, censée compenser "le droit donné au staff technique de le faire jouer à n’importe qu’elle position sur le terrain."

Il devait également apprendre le Catalan, afin de faciliter son intégration.

Lucas Silva, l'homme qui coûtait 500 millions d'euros

Payé seulement 6500 euros par mois, hors bonus, par le Real Madrid, le Brésilien dispose pourtant d’une clause de départ gargantuesque fixée à 500 millions d’euros. 

C'est deux fois plus élevé que les clauses de départ de Neymar et Lionel Messi, estimées à 250 000 millions d'euros par le quotidien <em>El Mundo</em>.



Nastasić, obligé de jouer en crampons Adidas

Le défenseur de Schalke 04 est, selon le contrat signé avec le club allemand en 2015, obligé par son club de porter des chaussures de marque Adidas.

S'il parvient cependant à prouver que pour "des raisons médicales", la marque aux trois bandes lui est incompatible, il est alors autorisé à porter d’autres marques.

Visiblement, la visite chez le médecin s'est avérée productive pour le Serbe : le voilà équipé de crampons de la marque... Nike.



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