France-Espagne : l'arbitrage vidéo à disposition de l'arbitre pendant le match

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France-Espagne : l’arbitrage vidéo autorisé, mais pour quoi faire ?
Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2017-03-28T13:29:51.390Z, mis à jour 2017-03-28T13:29:51.390Z

Un test sera réalisé ce mardi 28 mars au Stade de France lors de la rencontre amicale entre la France et l'Espagne. L'assistance vidéo sera à la disposition de l'arbitre dans un cadre bien délimité. Une grande première en France.

On n'arrête pas le progrès. La technique vient peu à peu en aide aux arbitres. Et si la vidéo a encore des détracteurs, elle sera bien testée ce mardi 28 mars lors du match amical France-Espagne. Felix Zwayer, l'homme en noir qui officiera au Stade de France (coup d'envoi à 21h00), pourra faire appel à l'assistance vidéo s'il le souhaite.

"Ce doit être exceptionnel", prévient la direction technique de l'arbitrage

L'information a été officialisé hier, à 24 heures du match. Didier Deschamps, la Fédération française de football et son homologue espagnole ont approuvé la proposition de la direction technique de l'arbitrage qui voulait procéder à un test ce soir. La Fifa et l'International Football Association Board ont également dit oui.

Au Stade de France, il y a aura donc un arbitre central, deux assistants le long des lignes de touches, un quatrième arbitre, mais pas d'arbitres de surface. En revanche, à l'extérieur du stade, il y aura un van suréquipé en matériel technique et électronique. M. Zwayer, l'arbitre principal, sera relié en permanence avec le van. Ils pourront communiquer et discuter des décisions à prendre. D'après L'Equipe, au cas où l'arbitre vidéo ne saurait trancher, M. Zwayer pourra interrompre la partie et décortiquer l'action sur un écran au bord du terrain. "Mais ce doit être exceptionnel. Le but n'est pas de hacher le jeu ou de l'arrêter sans arrêt", prévient au quotidien Pascal Garibian, le directeur technique de l'arbitrage en France.

Utilisé seulement dans quatre cas de figure

D'ailleurs, Felix Zwayer ne pourra pas faire appel à l'arbitrage vidéo à tout-va. Cette assistance est prévue pour quatre cas bien définis. Il pourra la solliciter après un but pour vérifier qu'aucune infraction préalable, susceptible de le pousser à invalider la réalisation, ne lui a échappé (un hors-jeu non repéré, une faute de l'attaquant ou d'un autre joueur, un ballon sorti des limites). Il pourra aussi vérifier avec la vidéo s'il y a bien penalty. Enfin, l'arbitre principal pourra s'aider de la vidéo pour déterminer si un joueur mérite bien un carton rouge direct et pour vérifier l'identité d'un joueur qui doit écoper d'un carton jaune.

Il y a un an, l'IFAB annonçait des expérimentations de la vidéo dans l'idée que de nouvelles règles soient adoptées ou pas avant la Coupe du monde 2018 en Russie. Des premiers essais avaient déjà eu lieu en septembre 2016 lors du match amical Italie-France (1-3) à Bari, ainsi que lors du Mondial des clubs en décembre 2016 de manière plus concrète. Environ six matches de Ligue 1 ont également été scrutés par l'arbitrage vidéo, sans que cette assistance ne soit réellement prise en compte. Aujourd'hui, une étape supplémentaire sera franchie lors de France-Espagne. Et cela se poursuivra dans les mois à venir.

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