Frank Leboeuf crée le malaise en se lâchant sur France 98.

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MyTELEFOOT - La minute Leboeuf : 'Je trouve ça honteux'
Par Louis-Marie VALIN|Ecrit pour TF1|2016-09-18T09:19:01.836Z, mis à jour 2016-09-18T11:24:54.048Z

Le champion du monde est revenu sans concession sur sa finale de coupe du monde où tout n'a pas été idyllique.

C’est la bombe médiatique de la semaine. L’ancien international aux 50 capes en champion du monde 1998, Frank Leboeuf, n’a pas mâché ses mots en évoquant sa finale. Dénonçant, derrière la fête et la joie, une réalité moins rose.

Pour Leboeuf, la compétition aurait dû se dérouler sur le banc. Troisième choix derrière l’inamovible duo Desailly/Blanc, il s’est retrouvé sur le devant de la scène suite à l’exclusion du cévenol durant la demi-finale contre la Croatie. Propulsé titulaire pour la finale, il a déclaré avoir vécu ce jour-là « la pire journée et la meilleure soirée de sa vie ».

Un manque de soutien interne

Dans une interview pour SFR, l’ancien marseillais regrette le manque de soutien affiché par le reste de l’équipe. Catastrophés par la suspension de Blanc, ses partenaires ne lui auraient pas témoigné leur confiance durant les trois jours séparant les deux rencontres.

Il regrette également que les leaders de l’équipe, Deschamps et Desailly, ait placardé la photo de l’accolade entre lui et Slaven Bilic (responsable de l’expulsion de Blanc) après le match contre la Croatie. Jugeant « scandaleux » ce chambrage excessif.

Une absence de communication de Jacquet

Ses anciens partenaires ne sont pas les seuls à être égratignés. Le sélectionneur de l’époque, Aimé Jacquet, n’est pas épargné. Regrettant que le patron de l’équipe ne lui ait « pas parlé pendant trois jours »  avant le match, il aurait souhaité « sentir un certain amour ».

Reconnaissant « lui en avoir beaucoup voulu », il tempère cependant en soulignant une « prescription » des faits et précisant « n’en vouloir à personne ».

Des réactions étonnées

Les principaux concernés n’ont pas attendu pour réagir à ces propos. Très étonné, Bixente Lizarazu insiste sur le fait que le groupe « n’a jamais douté de lui, (il) savait que Franck allait faire un grand match. ». Alain Boghossian abonde en ce sens : « On savait tous qu’il avait les qualités pour répondre présent ».

Plus incisif, l’ancien gardien Bernard Lama considère que ce qu’a vécu le défenseur n’est pas comparable à sa propre expérience : « Si Franck veut se plaindre ou pleurnicher, je le ramène à ce que moi j’ai dû endurer ». Il critique également la forme : « Je trouve ça dommage. France 98, on se voit au moins une fois par an. S’il avait quelque chose à dire, c’était là qu’il fallait le faire. Sur un plateau télé, je ne vois pas l’intérêt. »

On attend désormais une réaction des principaux intéressés, Laurent Blanc et Aimé Jacquet.


en savoir plus : Bixente Lizarazu