"Gagner en efficacité"

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'Gagner en efficacité'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-02T07:14:10.000Z, mis à jour 2009-09-02T07:14:10.000Z

Titulaire lors du succès aux Iles Féroé (0-1), Julien Escudé postule à une place en défense centrale pour les matches face à la Roumanie et la Serbie, décisifs dans la course à la Coupe du monde 2010. Le Sévillan espère que les Bleus trouveront cette efficacité qui leur fait défaut pour s'imposer.

JULIEN ESCUDE, comment abordez-vous cette semaine et ces deux matches décisifs ?


J.E. : Ça va être difficile. Il faut bien se préparer mentalement et physiquement. On attendait ces deux matches depuis un petit moment. Ce sont deux équipes rudes, surtout la Serbie à Belgrade même si aujourd'hui la priorité reste le match face aux Roumains. On s'attend à tomber sur un gros bloc défensif, mais on doit gagner au Stade de France pour se donner des chances contre les Serbes.


Est-ce qu'un doute s'est installé dans l'équipe concernant la qualification ?


J.E. : Non. On gagne des matches mais nos adversaires aussi. L'enjeu est de plus en plus important et le faux pas de plus en plus difficile à gérer. On est deuxième, assez loin du premier même si on a un match en retard. C'est à nous de bien gérer ces deux rencontres.


Cela fait plusieurs matches que l'équipe de France est critiquée pour son niveau de jeu. Estimez-vous qu'elle a des carences ?


J.E. : Non. Ce n'est jamais évident au niveau du jeu. Je crois plutôt qu'il faut se pencher sur les résultats, qui sont positifs. Les occasions sont là, on est souvent devant le but. Maintenant, on manque peut-être d'efficacité. On arrive toujours à marquer ce petit but qui fait la différence, mais on se retrouve en danger quand on ne marque pas. On doit d'abord gagner en efficacité. Après, ce serait bien de faire le spectacle, de se faire plaisir. Mais les matches de qualification se jouent sur peu de chose. Donc l'objectif premier reste de prendre trois points.


L'équipe de France n'a pas vraiment de style de jeu...


J.E. : A part Barcelone, et peut-être les équipes anglaises, je ne connais pas une équipe qui a vraiment un style de jeu. On a des joueurs de qualité, qui évoluent dans les plus grands clubs européens. Mais c'est dur de faire une équipe car on ne se voit pas souvent. C'est compliqué de trouver les automatismes, surtout qu'il y a un adversaire en face. Alors on part d'abord avec l'objectif de gagner pour se qualifier, même par un petit score.


Comment réagissez-vous au désamour qui règne autour de l'équipe de France ?


J.E. : Nous sommes toujours en course pour jouer la Coupe du monde et on enchaîne les victoires. Ce désamour est peut-être la conséquence de notre jeu, mais il y a des joueurs de qualité. Si on se qualifie, tout le monde sera derrière nous. On a besoin de sentir l'engouement des supporters, c'est vrai que c'est peut-être un peu moins le cas aujourd'hui, mais il y en a quand même un peu et il faut s'appuyer dessus.


La défense centrale semble toujours en chantier...


J.E. : Il faut arriver à travailler avec une défense stable, mais quand il y a un pépin, c'est plus difficile. William Gallas reste une référence. Nous, derrière (derrière Gallas dans la hiérarchie, ndlr) on n'est pas des super héros, on n'est pas des Lilian Thuram, des Marcel Desailly. On essaie d'être là, moi, "Toto" (Sébastien Squillaci), Eric (Abidal), Jean-Alain (Boumsong, qui n'a pas été retenu cette fois, ndlr).


Vous vous attendiez à être titulaire dans l'axe aux Féroé?


J.E. : Non. Le sélectionneur n'annonçait pas son équipe, il attendait le dernier moment. C'était pour aborder de façon positive la rentrée des classes, pour garder l'animosité au sein du groupe. Au moment de l'annonce, ce fut une bonne surprise. Je ne me considère jamais comme un titulaire, le jour où ça tombe, j'essaye de me tenir prêt.


Vous êtes en concurrence directe avec Squillaci, votre partenaire à Séville...


J.E. : On n'en parle jamais avec "Toto". On a de bons automatismes lui et moi, même si on a perdu ce week-end avec Séville (2-0 contre Valence). Seb a fait de bons matches avec William (Gallas). Mais il n'y a pas d'amertume par rapport à ça.


Raymond Domenech a choisi Hugo Lloris comme gardien numéro un. Qu'est-ce que vous en pensez ?


J.E. : Je ne savais pas. Je crois que le meilleur doit jouer. Ce sont deux jeunes gardiens, qui ont plus ou moins la même expérience en bleu même si Stève (Mandanda) a joué un peu plus de matches. Pour un gardien, c'est important de venir régulièrement aux rassemblements, de faire des matches référence. Mais ils ont encore des années devant eux, et il y a une bonne ambiance entre eux.