"Garder la tête froide"

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'Garder la tête froide'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-11-14T07:06:06.000Z, mis à jour 2009-11-14T07:06:06.000Z

Giovanni Trapattoni attend de son équipe qu'elle évacue "toute nervosité" avant d'affronter la France en barrage aller de la Coupe du monde 2010, samedi (21h00) à Croke Park. Le sélectionneur italien de l'Eire veut voir ses joueurs gagner. Il estime qu'un nul ne serait pas un bon résultat.

GIOVANNI TRAPATTONI, l'Irlande a-t-elle les moyens d'éliminer la France?


G.T. : On a beaucoup parlé sur ce match. Maintenant, il faut passer des mots à l'action. J'ai vu les matches de qualification pour le Mondial-2006 (ndlr: contre la France). L'Irlande méritait la qualification, mais cela s'était joué sur un but splendide (ndlr: de Thierry Henry à Lansdowne Road). Ces deux matches sont une nouvelle opportunité. On doit montrer le même état d'esprit qu'en qualifications, offrir le même type de performances mais il faudra quelque chose de plus. Chaque joueur devra ajouter quelque chose pendant chacune des 180 minutes. En poules, on n'a pas perdu contre cinq adversaires. Mais ce n'est pas suffisant.




Vos joueurs commencent-ils à sentir la pression ?


G.T. : Il faudra évacuer la nervosité. Dans des matches comme ça, je sais par expérience que des joueurs peuvent perdre leur calme. Il faudra garder la tête froide pour trouver l'équilibre indispensable contre une équipe comme la France.




Cette semaine, vos joueurs se sont agacés des commentaires de votre homologue Raymond Domenech...


G.T. : Avant un match comme celui-là, il faut rester calme. Ce qui compte, ce sont les joueurs. Il ne faut pas réagir. Domenech ne sera pas sur le terrain.




Les Français s'inquiètent de la dimension physique du jeu irlandais. Allez-vous demander à vos joueurs d'être agressifs?


G.T. : Oui. Mais pas de faire des fautes. Dans ma carrière, je n'ai jamais demandé ça à mes joueurs. Je veux disposer de l'intégralité de mon effectif pendant 90 minutes.




Un nul serait-il un bon résultat?


G.T. : Non. Dans cette compétition, l'équipe qui reçoit souffre. C'est pourquoi une victoire serait primordiale. On aura notre public. C'est notre douzième homme. Quand les joueurs sont fatigués, il leur donne un second souffle. Et ce sera aussi le cas en France au retour.




Votre adjoint Liam Brady s'est inquiété d'un arbitrage pro-français. Partagez-vous sa préoccupation selon laquelle la Fifa souhaite que la France se qualifie?


G.T. : Cet arbitre est un bon arbitre. Mais quand les règles sont changées (ndlr: avec l'introduction de têtes de série pour les barrages), on peut se demander pourquoi.




La semaine dernière, les deux gardiens français ont encaissé cinq buts. Vous allez les tester?


G.T. : J'espère qu'ils vont recommencer. (rires)




Le sélectionneur italien, Marcelo Lippi, a dit qu'il souhaitait une victoire irlandaise.


G.T. : C'est parce qu'il ne veut pas affronter la France au Mondial. (rires)