Govou "laisse parler"

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Govou 'laisse parler'
Par Philippe GRELARD (AFP)|Ecrit pour TF1|2010-06-09T09:55:00.000Z, mis à jour 2010-06-09T09:55:00.000Z

Sidney Govou est lucide sur son niveau de performance lors des trois matches amicaux. Il ne "plaide pas (en) sa faveur" avant l'ouverture de la Coupe du Monde. Mais il a expliqué lundi qu'il se connaissait bien. "Je sais ce que je peux faire, ce que je vais faire..."

Sidney Govou, que pensez-vous de vos prestations en préparation?


S. G. : Je ne peux me satisfaire des prestations. J'aurais aimé faire plus, mieux.


Quelle est l'explication?


S. G. : Dans l'immédiat je n'ai pas d'explication, peut être que c'est dû à la préparation, qu'on n'était pas préparé pour les trois derniers matches mais pour le début de la compétition. Mais ça tient aussi à moi, sur le terrain je me suis mal situé, je n'ai pas eu de très bonnes sensations. Mais je ne suis pas inquiet, je me connais bien.


Comprenez-vous qu'en France certains considèrent que vous êtes le moins légitime des titulaires?


S. G. : Certains aimeraient que je ne joue pas. Je ne peux pas plaire à tout le monde. Et je suis conscient que mes matches ne plaident pas en ma faveur. Je laisse les gens parler. Moi, je sais ce que je peux faire, ce que je vais faire. J'espère être très performant, faire gagner l'équipe.


Votre replacement défensif, loué par le sélectionneur, vous pénalise-t-il offensivement?


S. G. : Forcément, si je fais les efforts dans le sens inverse, je n'ai plus de jus pour aller vers l'avant. Il faut des gens qui défendent, on ne peut pas tous partir à l'abordage. Mais je ne me cache pas derrière ça. Je n'ai pas été performant."


Pensez-vous que l'équipe penche à gauche?


S. G. : Pour l'animation à droite, on a un peu de mal à tirer le ballon et à le garder, mais je n'ai pas le même profil que Franck (Ribéry, son pendant à gauche), et Florent Malouda n'a pas le même profil que Yoann Gourcuff. Yoann aime jouer bas, avec la balle dans les pieds".


En tout cas, vous étiez dans le onze de départ trois fois: ça vous donne plus de chances de débuter contre l'Uruguay?


S. G. : Je ne me considère pas comme un titulaire. On va dire que j'ai plus de chances de débuter, mais les autres qui sont entrés ont été performants, on est un groupe de 23, on a la chance d'avoir des joueurs interchangeables".


L'ambiance a-t-elle changé après la défaite contre la Chine ?


S. G. : L'ambiance est toujours bonne, mais on a été déçu par les deux derniers matches, on ne mélange pas tout. On sait qu'on a un groupe de bons joueurs, mais au niveau collectif on a du mal à jouer tous ensemble, tout le temps. Il nous manque ce petit truc pour être une bonne équipe. Il faut faire front ensemble, ne pas se rejeter la faute les uns sur les autres. On parle de tout, confronter les idées va nous faire avancer".