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Gustavo Poyet, grand cru ou piquette bordelaise ?

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Par Christopher LE CAËR|Ecrit pour TF1|2018-01-28T09:43:42.236Z, mis à jour 2018-01-29T19:08:01.720Z

Le technicien uruguayen va diriger son premier match à la tête des Girondins ce dimanche, face à Lyon (17h). L’occasion de revenir sur son parcours d’entraîneur… mi-figue mi-raisin.

Les grands débuts. Ce dimanche, une nouvelle tête va faire son apparition dans le petit monde de la Ligue 1. Gustavo Poyet (50 ans) a remplacé Jocelyn Gourvennec sur le banc des Girondins et aura comme mission de remettre le navire bordelais à flot. Alors, Poyet entraîneur ça donne quoi ? Allez hop, on grimpe dans la DeLorean et on remonte le temps.

Une montée en D2 avec Brighton

Gustavo Augusto Poyet Domínguez (voilà pour les présentations, mais on l’appellera simplement Gustavo Poyet) est né un jour de novembre 1967. Paraît-il qu’il faisait beau sur Montevideo… Très vite, le petit Gustavo a un penchant pour le ballon rond et c’est naturellement qu’il… bref, avançons plus rapidement dans le temps et arrêtons-nous en 2004. Après une carrière de joueur bien remplie (à Saragosse, Chelsea ou Tottenham), l’international uruguayen (26 sélections) raccroche les crampons. Le milieu de terrain se destine rapidement à une carrière d’entraîneur, d’abord en tant qu’adjoint entre 2006 et 2008 à Swindon, Leeds et chez les Spurs. Numéro 2 c’est bien, mais numéro 1 c’est encore mieux. Alors Poyet prend son envol et prend la tête d’une D3 anglaise, Brighton (de 2009 à 2013), avec une montée en Championship à la clé. Ce sera là son plus beau coup sur le banc d’une équipe professionnelle…

Heureux qui comme Ulysse…

Après des débuts prometteurs, le ciel s’assombrit pour Gustavo Poyet. Il dirige Sunderland (2013-2015), mais avec seulement 23% de victoires en 60 matches, il est finalement remercié. Puis vient le temps de la grande Odyssée. L’exode. L’Uruguayen va bourlinguer à travers l’Europe et même le monde. Si, dit-on, les voyages forment la jeunesse, pas sûr qu’il en soit de même pour les entraîneurs de football. Il pose d’abord ses valises en Grèce. Une demi-saison à l’AEK Athènes (22 matches seulement et 55% de victoires) où il est licencié avant la fin du Championnat. Les dirigeants du club n’auraient pas apprécié qu’il annonce à la presse son départ en fin de saison, sans les en avoir informé au préalable. Etape suivante, au Betis Séville (2016). Et rebelote ! Démis de ses fonctions après seulement onze matches, pour mauvais résultats. Et puis, c’est l’appel du large. Du grand large. Direction la Chine, pour un nouvel échec au Shanghai Shenhua (seulement 23 matches).

Retour en France

On ne va pas se le cacher, le bilan comptable du Poyet entraîneur n’est pas vraiment convaincant. Partout où il est passé, il a connu l’échec, hormis avec une D3 anglaise… Bien maigre. Voilà qui ne devrait pas enthousiasmer les supporters bordelais. Mais Poyet l’homme a une vraie expérience du football. En tant que joueur, il a remporté des trophées et notamment la Coupe des Coupes en 1995 avec Saragosse, puis en 1998 avec Chelsea. Aussi, c’est un Sud-Américain, un sanguin. Il devrait apporter un peu de caractère à une équipe bordelaise qui en manque cruellement depuis le début de saison. Son acclimatation en France doit se faire sans trop de difficulté. Lui qui avait débuté sa carrière de footballeur en Europe du côté de Grenoble en division 2 (37 matches entre 1988 et 1990). Quoi que là aussi, il n’avait pas laissé un souvenir impérissable…