Henry : "Pas de favori"

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Henry : 'Pas de favori'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-10-16T12:30:57.000Z, mis à jour 2009-10-16T12:30:57.000Z

Après la victoire contre l'Autriche (3-1) lors du dernier match de poule des qualifications au Mondial 2010, Thierry Henry refuse l'étiquette de favori pour les barrages. Le capitaine des Bleus souligne le contexte particulier de ces rencontres aller-retour où chaque détail a son importance.

THIERRY HENRY, l'équipe de France continue sur sa belle dynamique, c'est bon signe ?


T.H. : On avait à coeur de le faire. Malgré les changements, nous avons conservé le même état d'esprit et continué à presser haut et être offensifs. Nous avons marqué trois buts. Ça fait du bien. J'espère que nous les avons pas tout mis durant cette semaine. Et que l'on en a gardé pour les barrages. Face à l'Autriche, on a montré que tout un groupe est prêt à aller au charbon afin de se qualifier pour le Mondial.


Un barrage, ça se joue sur quoi ?


T.H. : Sur tout. Les matches internationaux, ça se joue sur des riens. Tout compte dans ce genre de rencontre. Chaque erreur peut se payer cash. Ça ressemble vraiment aux matches aller-retour de Ligue des Champions. Il faudra avoir une concentration encore supérieure par rapport à d'habitude. Un but peut être décisif.


Les Irlandais ou les Bosniaques ont déjà dit qu'ils ne voulaient pas défier la France lors des barrages, qu'en pensez-vous ?


T.H. : Franchement, je n'écoute personne. Mon objectif est de décrocher notre billet au Mondial. Je reste concentré là-dessus. Il ne faut pas se leurrer non plus: toutes les équipes auront envie de rejoindre l'Afrique du Sud. Dans ce genre de match, il n'y a pas de favori.


Avec huit buts en deux rencontres, l'attaque a répondu présente sur les derniers matches dans votre sillage, celui d'André-Pierre Gignac, Nicolas Anelka ou encore Karim Benzema. Raymond Domenech va avoir l'embarras du choix dans un mois ?


T.H. : C'est toujours comme ça. Quand on obtient des occasions et que l'on tape les montants, on se fait critiquer. Là, la réussite était là et on parle du beau jeu. Depuis la Roumanie, on se sent mieux. Quand les résultats ne sont pas là, c'est difficile de faire passer le message. Là, on peut clairement voir que dans l'attitude quelque chose a changé. Maintenant, il faudra continuer dans cette voie lors des barrages. En tout cas, en ce qui concerne l'attaque, c'est toujours mieux pour un coach d'avoir ce genre de casse-tête.


L'équipe de France va-être très attendue lors de ces deux matches cruciaux. Y aura-t-il plus de pression que d'habitude ?


T.H. : Ça fait douze ans que j'évolue dans des équipes sous pression, ça ne change rien.