Henry reste indispensable

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Henry reste indispensable
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-10T11:20:05.000Z, mis à jour 2009-09-10T11:20:05.000Z

Deux matches pleins, deux buts inscrits : Thierry Henry a été une nouvelle fois irréprochable face à la Roumanie (1-1) et mercredi en Serbie (1-1). La capitaine de l'équipe de France, qui a atteint la marque des 50 buts avec les Bleus, est toujours aussi important. Sur le terrain et en dehors.

On ne sait pas encore de quoi sera fait l'été 2010 des Bleus. Que feront les joueurs de l'équipe de France ? Seront-ils au Mondial ? En vacances ? Pour en avoir le coeur net, il faudra sans doute attendre novembre et des barrages qui tendent les bras à la sélection de Raymond Domenech. En deux matches et une semaine plus que chargée, Thierry Henry a essayé d'éviter d'en arriver là. Mais ses efforts répétés, sur et en dehors du terrain, n'ont pas suffi. A défaut, le capitaine de l'équipe de France a prouvé qu'il était toujours aussi indispensable à ces Bleus dont il est un membre éminent depuis 1997.


Buteur face à la Roumanie (1-1) et mercredi en Serbie (1-1), Thierry Henry a atteint la marque ô combien symbolique des 50 réalisations sous le maillot de l'équipe de France. Michel Platini et ses 41 buts sont désormais loin derrière. Au-delà de ces chiffres, le Barcelonais a été irréprochable, que ce soit au Stade de France ou au Marakana de Belgrade. Aligné les deux fois sur le côté gauche et amené plusieurs fois à permuter pour passer dans l'axe, Henry a pris ses responsabilités. En "l'absence" de Franck Ribéry, qui n'a joué que deux bouts de matches, c'est "Titi" qui a endossé les habits du sauveur et montré l'exemple. L'ancien Monégasque ne s'est jamais montré avare en matière d'efforts.


Henry-Domenech, l'étreinte


Henry reste indispensable

Après la rencontre, Henry a fait le point sur la situation des Bleus. Et minimisé sa performance individuelle : "Mon 50e but est un peu anecdotique", a-t-il tout de suite avancé, préférant retenir la réaction d'orgueil d'une équipe qui n'a jamais baissé les bras malgré de forts vents contraires : "Il faut surtout retenir que l'équipe a fait un match extraordinaire. Cette équipe a une âme. Maintenant, à part un scénario catastrophe de l'équipe serbe, on n'aura pas la première place. On va jouer la deuxième. Peu importe la manière, il faut aller en Coupe du monde."


En Coupe du monde, Henry compte y emmener toute sa bande. Et même Raymond Domenech. A la fin du match, le capitaine a d'ailleurs longuement étreint son sélectionneur, livrant aux caméras du monde entier une image d'unité qui n'allait pas de soi il y a encore peu de temps. Après l'affaire de la discussion et le supposé "clash" de vendredi, quand Thierry Henry avait pris la parole au nom du groupe pour tenter de faire avancer le "schmilblick", le capitaine des Bleus avait dû dégonfler la bulle lundi au 20 heures de TF1, assurant avoir simplement eu une "discussion constructive" avec le sélectionneur.


Après le match, mercredi soir, Thierry Henry est revenu sur le sujet, regrettant les remous suscités par cette histoire : "Tout ce qui s'est dit autour de l'équipe, c'était chiant. Ce n'était pas la vérité. Le coach, c'est un être humain, il ne faut pas l'oublier, c'est dur pour lui." Si tout le monde se met au niveau d'Henry, ça le sera un peu moins.