Italie cherche buteur

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Italie cherche buteur
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-06-20T17:15:04.000Z, mis à jour 2010-06-20T17:15:04.000Z

Pour son premier match, l'Italie a confirmé qu'il lui manquait un grand buteur. Mais Marcello Lippi espère encore trouver son Paolo Rossi. En 1982, l'attaquant s'était réveillé après quatre matches pour conduire la Squadra Azzura jusqu'au sacre mondial. Alberto Gilardino peut-il être cet homme ?

Face au Paraguay (1-1), l'Italie a évité le pire. En arrachant l'égalisation, Daniel De Rossi a sauvé les apparences. Mais un constat s'impose : la Squadra Azzura manque d'un grand buteur. Toni, Del Piero ou Totti ne sont plus là. Titularisés lors du premier match, ni Albert Gilardino ni Vincenzo Iaquinta, qui a débuté sur le côté, n'ont montré qu'ils en avaient l'étoffe. Le problème ne date pourtant pas d'aujourd'hui. Ça n'est pas nouveau, les champions du monde ne marquent pas beaucoup : depuis un triplé signé par Gilardino face à Chypre (3-2) en octobre, ils n'ont inscrit que quatre buts en six matches, dont un seul grâce à un attaquant (Quagliarella), les autres étant l'oeuvre de défenseurs (Chiellini, Bonucci) et d'un milieu (De Rossi, contre le Paraguay). Et même si les Azzurri n'ont cesse de répéter que leur défense serait la base de leur parcours en Afrique du Sud, ils doivent marquer davantage.


Dimanche, face à la modeste Nouvelle-Zélande, l'occasion parait idéale pour régler la mire. Sans imaginer un score fleuve, les Italiens sont en effet en droit d'espérer soigner leur différence de buts. Ce sera également l'occasion pour Marcello Lippi de renforcer son attaque et, très probablement, de ne plus laisser seul en pointe Alberto Gilardino, impuissant face au Paraguay. Face aux "All Whites" dimanche, "Gila", auteur d'un seul but au Mondial 2006 lors du... deuxième match, pourrait ainsi être épaulé par Iaquinta, Di Natale ou Pazzini, afin de ne pas lutter seul face à une défense qui promet d'être resserrée.


Lippi : "J'espère trouver mon Rossi"


L'autre problème de l'Italie, c'est l'absence d'Andrea Pirlo. Peut-être plus que Gianluigi Buffon, le maître à jouer du Milan AC a laissé un vide énorme. "C'est sans doute le joueur le plus talentueux, le plus génial que nous ayons. Le genre de talent qu'il n'y a pas forcément en Espagne ou au Brésil, explique De Rossi. Un joueur comme ça nous manque, c'est évident, mais je me suis senti très bien face aux Paraguayens et les autres milieux ont montré beaucoup de personnalité". Mais les Transalpins devront pourtant s'arme de patience. "Son état physique s'améliore de jour en jour. Dès lundi, probablement, il recommencera à s'entraîner avec le groupe, mais je ne sais pas avec quelle intensité", est resté vague Lippi. Blessé au mollet gauche, Pirlo pourrait faire son retour contre la Slovaquie.


En attendant, il faut trouver des solutions. Interrogé sur le manque d'efficacité des attaquants, le sélectionneur a cependant réclamé de la patience, évoquant l'exemple de Paolo Rossi, persona non grata devenu héros national l'espace de trois matches et six buts au Mondial 82. "Au cours des premiers matches du Mondial 82, Paolo ne touchait jamais la balle, et puis il avait explosé au point de devenir le meneur. Attendons au moins trois matches avant d'émettre un jugement. Moi aussi j'espère trouver mon Rossi", rappelle Lippi. Pas franchement désiré par ses coéquipiers de l'époque, "Pablito", qui revenait d'une longue suspension après une affaire de paris truqués (Totonero), n'avait pas marqué au cours des quatre premiers matches en Espagne. Et puis, à partir des quarts, il avait explosé, portant la Nazionale au titre mondial: trois buts contre le Brésil, deux contre la Pologne et un contre la RFA en finale.


Le contre-exemple de 2006


Et qui sera le nouveau Paolo Rossi ? "Je vous le dirai à la fin du Mondial. Dans le sens où je ne le sais pas encore. On verra", répond Lippi, sans doute pour ne pas trop ajouter de pression à ses attaquants. Son prédécesseur de 1982, Enzo Bearzot, qui avait maintenu Rossi contre vents et marées, assure en tout cas que cet homme peut être Alberto Gilardino : "Il ne lui manque rien, assure-t-il à La Gazzetta dello Sport. Quand on croit à un joueur, il faut l'attendre". Mais l'attaquant de la Fiorentina n'est pas seul. A l'image du milieu Daniele De Rossi, les champions du monde soulignent qu'il n'y pas forcément besoin d'un seul buteur pour marquer. Leur sacre de 2006 en atteste. "En 2006, note-t-il, personne ne s'était distingué par sa réussite offensive. Tout le monde avait marqué".