J-2 avant la Coupe du monde : les Bleus dans la tourmente

Voir le site Téléfoot

Default tf1 image
Par Laurent TITY|Ecrit pour TF1|2010-06-09T15:41:00.000Z, mis à jour 2010-06-09T15:41:00.000Z

A deux jours de l'ouverture de la Coupe du monde 2010, l'équipe de France ne semble pas plus avancée qu'après son match de barrage joué contre l'Irlande. Quoi que Raymond Domenech en dise, les Bleus ne savent pas où ils vont, et ça se voit.

Bleus pâles
Comment le staff de l'équipe de France et la FFF ont-ils pu penser un instant que les trois rencontres de préparation à la Coupe du monde suffiraient à gommer les lacunes entrevues durant tout le parcours des Bleus dans les matches de qualification ? Sans parler des matches amicaux désastreux, voire humiliants, disputés face à l'Argentine et l'Espagne. Largesses défensives, mauvais positionnement sur les coups de pieds arrêtés, jeu offensif statique, joueurs n'ayant pas leur rendement affiché en club, querelles internes... La liste était trop longue pour que Domenech, d'un coup de baguette magique, d'un coup de 4-3-3, transforme des Bleus pâles en Bleus étincelants.

La main du Diable
La campagne de qualification à la Coupe du monde s'était finalement conclue de la manière la plus logique qui soit : en eau de boudin. La fameuse main de Thierry Henry, permettant le but victorieux de William Gallas en match retour du barrage face à l'Irlande, plongea les Tricolores sous le feu des critiques, françaises et internationales. Mais plus que les débats stériles sur l'amoralité et l'injustice de cette qualification, il était bien plus intéressant de noter le manque criant de soutien dont bénéficia le capitaine des Bleus de la part de sa fédération et même de ses coéquipiers. Titi lui, l'a noté, et n'oubliera pas.

L'éternel chantier de la défense centrale
Si les problèmes de l'équipe de France se limitaient à ces considérations hors terrain, Raymond Domenech aurait moins de soucis à se faire. Mais il se trouve que le sélectionneur connaît le plus grand mal depuis l'Euro 2008 à trouver une charnière centrale solide. La retraite de Thuram, les boulettes de Mexès et Escudé, l'inexpérience de Ciani, autant d'essais peu concluants qui ont poussé Ray à titulariser Gallas/Abidal, faute de mieux.

Pékin Express
Le forfait de Lassana Diarra fut d'abord vu par les observateurs comme un mal pour un bien. Diarra absent, Domenech pourrait enfin se laisser tenter par un milieu de terrain à un seul récupérateur. Et le sélectionneur répondit à ces attentes au-delà des espérances, en changeant carrément son système de jeu, délaissant l'inamovible 4-2-3-1 pour un 4-3-3 plus sexy offensivement. Malheureusement pour les Bleus, un changement aussi radical de tactique ne s'improvise pas trois matches avant une compétition aussi exigeante que le Mondial. Après les espoirs suscités par la victoire contre le Costa-Rica, le nul en Tunisie et la défaite face aux Chinois ont renvoyé les Tricolores et leurs supporters à leurs doutes.

A deux jours de l'entrée en lice de l'équipe de France dans ce Mondial sud-africain, les interrogations sont donc nombreuses. Dans un sondage récent, seulement 2% de la population mondiale voit la France remporter la Coupe du monde. Voyons déjà si les Bleus arrivent à s'extirper du piège uruguayen.