"J'ai toujours espoir"

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'J'ai toujours espoir'
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2009-08-27T17:04:00.000Z, mis à jour 2009-08-27T17:04:00.000Z

Que ce soit pour la double échéance face à la Roumanie (le 5 septembre) et en Serbie (le 9) ou un retour prochain de Patrick Vieira, Raymond Domenech reste confiant. Le milieu de terrain de l'Inter Milan n'a pas été appelé par le sélectionneur des Bleus qui le juge encore juste.

RAYMOND DOMENECH, comment abordez-vous les prochains rendez-vous de l'équipe de France face à la Roumanie et en Serbie ?


R.D. : On entame la ligne droite avec deux matches importants, deux matches qui seront aussi décisifs que difficiles. J'ai donc appelé 23 joueurs pour éviter des surprises au dernier moment. Malgré ce double rendez-vous important, j'aborde les matches toujours de la même manière. C'est à dire déterminé, impatient de jouer et d'avancer vers cette Coupe du monde. Nous savons qu'il faudra être performants, c'est l'essentiel.


Concernant cette liste, vous avez choisi de ne pas appeler Patrick Vieira ?


R.D. : Vieira n'est effectivement pas là. Il n'a pas rejoué en club et a besoin de jouer des matches avant de revenir. En tout cas, je ne considère pas que cela sonne la fin de sa carrière internationale. J'ai toujours l'espoir qu'il revienne. Il est loin d'en avoir fini. D'ailleurs, il revient peu à peu physiquement avec son club. J'espère qu'il portera à nouveau le maillot de son club, comme de l'équipe de France au plus vite.


En avez-vous parlé avec lui?


R.D. : On en a parlé quelques fois mais ce qui compte c'est le match contre la Roumanie qui est important. Il est temps de s'occuper de ceux qui sont présents.


Franck Ribéry non plus n'a pas encore repris. Pourtant, il figure dans votre liste...


R.D. : Franck et Patrick évoluent à des postes, avec des gabarits différents. Certains joueurs ont besoin de rejouer, d'autres pas. En ce qui concerne Franck, s'il joue peu, ça m'arrange aussi.


Êtes-vous inquiet pour Ribéry et Henry qui reviennent de blessure ?


R.D. : Pour Franck, je ne le suis pas. On est plutôt dans un registre où je veux l'empêcher d'en faire trop et trop vite. C'est surtout sur cet aspect que je suis inquiet. Il a envie de bien faire, c'est l'essentiel. Quant à Henry, les doutes s'estompent. Il est bien. Il a fait des sprints. Son match de 75 minutes face à Bilbao (en Supercoupe d'Espagne, NDLR) est rassurant. Maintenant pour Ribéry, je ne sais pas s'il jouera les deux matches. On verra d'abord combien de temps il jouera la première rencontre. Je n'ai pas de préjugé, tout est possible.


Concernant les gardiens de but, y a-t-il une nouvelle hiérarchie en place ?


R.D. : Comme vous le dites, la hiérarchie est nouvelle. Rien n'est décidé pour le moment. On se rassemble lundi et la décision sera prise à ce moment-là.


Où situez-vous Abou Diaby sur le terrain ? Avec son club, il évolue à des postes différents...


R.D. : Ce n'est pas à moi de juger le poste où il va se fixer. Il évolue à tous les postes, ça laisse énomément de solutions. C'est à lui et à son entraîneur de le fixer. La polyvalence d'un joueur est une qualité qui est très intéressante pour l'équipe. Ses qualités de base sont intéressantes. Les circonstances des matches feront qu'il sera placé à un poste en particulier avec l'équipe de France.


Ribéry a toujours déclaré vouloir jouer à gauche. Où le voyez-vous en équipe de France?


R.D. : Les joueurs ont le droit d'avoir des souhaits, mais le collectif est important. Quand on doit jouer un match décisif, ce qui compte, ce n'est pas son désir mais l'équilibre collectif.


Le rôle d'Abidal au centre de la défense s'est-il clarifié avec la présence de Clichy et Evra ?


R.D. : Abidal est effectivement une solution pour défenseur central. Et aussi à gauche vu qu'il y a deux matches. Les joueurs polyvalents sont des ressources énormes pour l'équipe et il en fait partie ce ceux-là.


André-Pierre Gignac, décisif face aux Féroé, est-il désormais un rouage important de l'équipe ?


R.D. : Le haut niveau est important pour l'équipe. J'espère qu'il continuera à progresser et à montrer ce qu'il montre actuellement. En tout cas, il n'y a pas de hiérarchie en particulier pour les attaquants. La notion de groupe est capitale au niveau des attaquants. On les change plus souvent que les défenseurs. On leur demande un investissement maximum. Cette concurrence très saine peut faire les grandes équipes.


Pourquoi êtes-vous allé voir Benzema à Madrid ? Y avait-il des choses à clarifier entre vous ?


R.D. : C'est mon rôle d'aller voir les joueurs. Ça m'arrive assez souvent et c'est aussi mon métier de les voir dans leur contexte, ce qui est toujours très intéressant. Il n'y avait rien à applanir en particulier. Je suis allé le voir pour parler avec lui des échéances qui arrivent et le juger de sa motivation pour la suite des événements. Pour lui comme pour d'autres, ce sont des relations à créer et à nourrir au fur à à mesure de leur carrière. Mais, je vous rassure, je le fais aussi avec d'autres.