Comment Koscielny est devenu le boss d’Arsenal

Comment Koscielny est devenu le boss d’Arsenal
Laurent Koscielny est devenu, à 31 ans, un joueur essentiel à Arsenal, pour avoir su maîtriser l’indiscipline qui l’a longtemps ralenti. Il l’a fait sans se renier, en restant un défenseur central capable de prendre tous les risques.

A Arsenal, c’est lui qui porte le brassard depuis le début de la saison. Laurent Koscielny profite, certes, de la blessure de son partenaire de la défense centrale, l’Allemand Per Mertesacker, nommé au mois d’août par Arsène Wenger. Mais voir le défenseur central des Bleus capitaine d’un grand d’Europe dit beaucoup de choses du joueur qu’il est devenu. Six ans après son arrivée à Londres en provenance de Lorient, Laurent Koscielny est désormais l’homme fort de son club. Ses boulettes et ses penalties provoqués semblent loin derrière lui.

« Personne n’est indispensable mais il a un nouveau statut avec nous, confirme Arsène Wenger. Il a acquis de l’expérience et de la confiance en lui. » Avant le choc en Ligue des champions entre le PSG et Arsenal (1-1, score final), le boss des Gunners, qui était encore apparu fantaisiste aux yeux des Anglais pour avoir recruté un joueur inconnu dans un club moyen de Ligue 1, a décrit un leader incomparable. « Il a toujours eu du talent mais ça n’a pas toujours été reconnu en France parce qu’il était à Lorient, qui n’est pas un grand club. Pendant longtemps, il n’a pas eu la réputation qu’il méritait. Mais il s’est fait un nom dans le football anglais. Je pense qu’aujourd’hui, il est l’un des meilleurs défenseurs du monde. »


Neuf penalties provoqués en quatre saisons de Premier League

Thierry Henry, légende du club, ou encore Rio Ferdinand, référence au poste en Angleterre, ont publiquement partagé la même analyse au cours de l’année écoulée. La rupture avec l’image qui a longtemps escorté Koscielny est totale. Cette réputation prend corps lors du premier match de sa carrière en Premier League, contre Liverpool (1-1, le 15 août 2010). Il la termine sur… un carton rouge en toute fin de match après avoir écopé d’un deuxième jaune. La suite sera rythmée par quelques boulettes mémorables, qui éclipseront toujours le reste dans un contexte de disette sportive pour son équipe.

Celle qu’il commet face à Birmingham en 2011 va faire beaucoup pour entacher sa réputation. Alors qu’Arsenal est proche de son premier titre en six ans, il se troue complètement dans les derniers instants de la finale de la Carling Cup, l’équivalent de notre Coupe de la Ligue. Obafemi Martins profite de l’erreur et offre le trophée à Birmingham (2-1). Koscielny, lui, aura bien du mal à se débarrasser de cette image. Sa fâcheuse tendance à provoquer des penalties (neuf lors de ses quatre premières années en Premier League, le plus gros total pour un défenseur sur cette période), ne joue pas en sa faveur. Sous le maillot bleu, son penalty provoqué et son carton rouge reçu après un mauvais geste envers un adversaire lors du barrage aller contre l’Ukraine en 2013 lui couteront sa place de titulaire. Ces boulettes, c’est « trop », admet-il devant les médias en 2014.


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