L'affaire Alessandrini : les 5 différences avec le cas Thauvin

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Par Laurent TITY|Ecrit pour TF1|2013-09-09T08:55:00.000Z, mis à jour 2013-09-09T11:37:29.000Z

Une semaine après la fin du mercato et le dénouement de l'affaire Thauvin, le football français est secoué par un nouveau cas, celui de Romain Alessandrini. Mais attention aux raccourcis faciles. Découvrez pourquoi ces deux dossiers sont différents...

Dimanche dans Téléfoot, le joueur rennais Romain Alessandrini dénonçait l'attitude de ses dirigeants depuis son retour de blessure. Le président de Rennes n'a pas tardé à répondre. La proximité de ce cas avec l'affaire Thauvin incite aux comparaisons. Pourtant, il existe de réelles différences :

1/ La blessure d'Alessandrini
Contrairement à Florian Thauvin, qui vient d'enchaîner une saison pleine avec Bastia et un Championnat du monde U20 remarqué, avec le titre à la clé, Romain Alessandrini se remet d'une grave blessure ayant brutalement stoppé son ascension. Le joueur breton était aux portes de l'équipe de France quand son genou l'a lâché et mis sur la touche pendant sept longs mois.

2/ Un transfert avorté
A l'époque, Romain Alessandrini n'a pas seulement les portes de l'équipe de France qui s'ouvrent à lui. Le Rennais intéresse également fortement Marseille, qui souhaite l'engager pour la saison suivante. Mais là où Florian Thauvin a finalement signé avec l'OM, le transfert de Romain Alessandrini a lui capoté pour des raisons compréhensibles. Le club phocéen, qui a insisté lourdement pour « piquer » le champion du monde des U20 à Lille, a en revanche montré moins d'intérêt cet été pour le Rennais au vu de sa longue indisponibilité.

3/ Alessandrini ne va pas au bras de fer
Alors que Florian Thauvin a tout fait pour quitter le LOSC alors qu'il n'avait pas encore porté le maillot lillois, Romain Alessandrini a expliqué dans Téléfoot qu'il ne souhaitait pas aller au bras de fer. Le joueur de 24 ans s'est montré jusqu'ici professionnel et compte le rester selon ses dires. Au contraire du néo-Marseillais, qui a refusé de se rendre à l'entraînement pour forcer les dirigeants des Dogues à plier.

4/ La réponse de Rennes
Malgré son attitude professionnelle, Romain Alessandrini n'en demeure pas moins très remonté contre ses dirigeants. Le joueur leur reproche de ne pas avoir tenu leurs promesses contractuelles (notamment salariales) à son retour de blessure. Le président du Stade rennais, Frédéric de Saint-Sernin, a répondu et livré dans les colonnes de Ouest-France sa version des faits, indiquant que le club a proposé au joueur une revalorisation salariale « de 50%, puis de 70% après quatre matches en tant que titulaire et enfin de 100% quand il aurait retrouvé le niveau qui était le sien avant sa blessure. » Dans le cas Thauvin, Lille ne pouvait décemment pas proposer une augmentation à un joueur qui n'avait encore joué aucune minute pour le club.

5/ Un entourage plus conciliant
Au moment du bras de fer engagé par Florian Thauvin avec Lille, le père du joueur et son représentant, le fameux Adil le boucher, ont légitimé (encouragé ?) cette attitude. Malgré le différend qui oppose aujourd'hui Romain Alessandrini à ses dirigeants, le joueur assure ne pas être dans un tel état d'esprit. Son agent l'a d'ailleurs rappelé sur L'Equipe 21 en indiquant qu'il ne s'agissait aucunement d'un bras de fer, mais simplement d'une déception par rapport à des promesses non tenues.

Au final, si Florian Thauvin a eu gain de cause en allant au bras de fer, Romain Alessandrini se retrouve lui à Rennes. Mais contrairement au champion du monde des U20 ans, son image n'apparaît pas écornée. Et en cas de bonnes performances avec son club, son transfert vers un club plus huppé n'est peut-être que partie remise.

>Voir aussi : Les bras de fer gagnés par les joueurs (diaporama)