"L'avenir nous appartient"

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'L'éventail' de Domenech
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-05T12:03:00.000Z, mis à jour 2009-09-05T12:03:00.000Z

Raymond Domenech, peu disert avant France-Roumanie, samedi au Stade de France, a l'air serein pour ce match capital lors des éliminatoires du Mondial 2010. Le sélectionneur national, qui espère voir son équipe soutenue au Stade de France, doit toutefois composer avec les incertitudes médicales.

RAYMOND DOMENECH, dans quelle situation est l'équipe de France?


R.D. : Tout dépend de nous, l'avenir nous appartient.


Allez-vous insister sur les barrages comme objectif dans votre causerie d'avant match?


R.D : Les barrages, c'est minimaliste comme ambition... L'ambition, c'est de se qualifier directement.


Ribéry peut-il jouer 90 minutes?


R.D.: Pour le moment je ne pense pas, il y a encore demain (samedi), on verra, et il y a encore cinq jours avant la Serbie.


A quel moment peut-il entrer en match le cas échéant?


R.D.: On se demande à quel moment il peut commencer... Si on est sûr qu'il ne commencera pas...


Savez-vous quelle équipe vous allez aligner?


R.D. : J'ai quelques incertitudes, liées à des choix médicaux ou tactiques.


Hugo Lloris fait partie de ces choix médicaux?


R.D.: Entre autres.


Et les autres, c'est qui?


R.D.: Je ne suis pas habilité à parler des cas médicaux.


L'équipe de France marque peu de buts...


R.D.: Ce n'est pas facile de marquer des buts. Mais si on continue à en marquer peu et à gagner les matches, c'est bien aussi.


Que pensez-vous de l'inquiétude de Jean-Pierre Escalettes?


R.D.: Je suis payé pour une seule chose, qualifier la France pour la Coupe du monde. C'est l'efficacité qui compte, il faut trouver les mots pour que les joueurs soient prêts, c'est mon travail.


Le président Escalettes dit aussi que vous serez maintenu même si vous perdez contre la Roumanie et contre la Serbie...


R.D.: L'équipe de France a un seul objectif, se qualifier pour l'Afrique du Sud. Je ne me préoccupe pas du reste.


A quel accueil vous attendez-vous au Stade de France?


R.D.: Un accueil de supporters, qui ont envie que la France se qualifie pour la Coupe du monde. J'espère un soutien du public.


Avez-vous préparé quelque chose sur les coups de pied arrêtés face aux Roumains?


R.D.: On a vu que les Roumains étaient performants dans les blocages, les joueurs sont avertis. Sur coups de pied arrêtés, défensivement, il faut de la détermination pour être présents.


Est-ce dur de choisir entre Gignac et Benzema?


R.D.: C'est difficile d'en choisir 11 quand on en a 23 dans le groupe. Ce n'est jamais de gaieté de coeur. C'est un vrai casse-tête. Je cherche les meilleures solutions, les plus équilibrées, les plus efficaces.


Vous avez l'air serein, c'est pour rassurer?


R.D.: Ce n'est pas moi qui vais rassurer, ce sont les joueurs sur le terrain. Les paroles... je peux dire ce que je veux, ce sont les faits sur le terrain qui comptent.


Vous vous donnez l'air serein devant la presse ou vous l'êtes vraiment?


R.D.: Ça fait déjà quelques matches que je fais, où l'équipe de France est dans une situation stressante. Est-ce que c'est de la sérénité ou l'habitude du stress? Rien n'a changé depuis quelques années: on a vécu 80 % de nos matches dans ces conditions là. Je dirais que mon stress est bien dissimulé derrière mon habitude.


Et les joueurs, comment vous les sentez?


R.D.: Je les sens bien les joueurs.


On vous dit féru d'astrologie, avez-vous fait un tarot pour voir le résultat du match?


R.D.: Non, je lis les journaux, c'est mieux (rires).