L'axe bat de l'aile

Voir le site Téléfoot

L'axe bat de l'aile
Par Olivier d'ARIES|Ecrit pour TF1|2009-09-08T11:02:00.000Z, mis à jour 2009-09-08T11:02:00.000Z

Face à la Roumanie (1-1), Julien Escudé est passé à côté, rouvrant ainsi le chantier de la défense centrale tricolore. Depuis la fin de l'Euro 2008, personne n'a réussi à s'imposer aux côtés de William Gallas. Alors que la Serbie approche à grands pas, il est peut-être temps de trouver une solution.

La dernière victime en date se nomme Julien Escudé. Le défenseur du FC Séville, associé à William Gallas samedi soir face à la Roumanie, a sombré. Un naufrage qui s'est terminé par un but contre son camp mais qui s'était manifesté par bien d'autres signes avant-coureurs durant la partie. Résultat des courses, avant d'aller en Serbie mercredi, le chantier de la défense centrale est de nouveau ouvert. En même temps, depuis l'Euro 2008, il n'a jamais été totalement refermé.


L'axe bat de l'aile

On n'ira pas jusqu'à dire qu'il y a une malédiction à évoluer dans l'axe de la défense française, aux côtés de William Gallas. Mais force est de constater que l'occupant du poste de défenseur central gauche se noie bien souvent. Depuis la retraite de Lilian Thuram après le dernier Championnat d'Europe, William Gallas, qui évoluait à cette position quand il était associé au recordman des sélections en équipe de France, est repassé à droite. A ses côtés, plusieurs hommes ont été essayés. Notamment Philippe Mexès, qui cauchemarde encore lorsqu'il repense à sa nuit viennoise de septembre 2008. Catastrophique, le Romain avait assumé ses fautes mais laissé filer de gros points alors que le poste était clairement vacant.


Et si Gallas repassait à gauche ?


Depuis Mexès, personne ne s'est loupé autant que l'ancien Auxerrois sous le maillot bleu. Mais ni Eric Abidal, ni Jean-Alain Boumsong ou encore Sébastien Squillaci n'ont suffisamment marqué les esprits pour devenir inamovibles au sein de la défense tricolore. A la décharge de Raymond Domenech, la blessure de William Gallas en fin de saison dernière ne l'a pas aidé à avancer dans sa réflexion. Alors que les rencontres amicales face au Nigéria (0-1) et à la Turquie (1-0) auraient pu permettre de roder un peu plus la paire Gallas - Squillaci, qui avait joué les deux matches face à la Lituanie sans que les Bleus n'encaissent aucun but, le sélectionneur a dû composer sans le Gunner. La suite, c'est la montée en première ligne d'Escudé aux Iles Féroé et face à la Roumanie. Avec le résultat que l'on sait.


L'axe bat de l'aile

Alors que Belgrade se profile à l'horizon, Raymond Domenech n'a pas des centaines de solutions pour mettre sur pied sa défense. Ni beaucoup de temps. Si Sagna et Evra sont évidemment partants pour défier la Serbie, que William Gallas sera évidemment l'un des deux axiaux, on sait d'ores et déjà qu'Escudé laissera sa place à un autre. D'autant que, touché au quadriceps de la cuisse droite, le Sévillan ne sera pas à 100%. Reste donc Abidal et Squillaci. Le premier nommé à l'avantage d'être gaucher. Et le désavantage de ne pas jouer à cette position en club. Le second a pour lui ses dernières prestations en club et en bleu aux côtés de Gallas. En revanche, Squillaci est un spécialiste de l'axe droit. Là où Gallas joue. Pour que la paire soit la plus performante possible, il faudrait que William Gallas, qui était loué pour sa polyvalence par Domenech ou Mourinho lorsqu'il évoluait à Chelsea, accepte de revenir à gauche. Ce serait peut-être la meilleure solution.