L'autre coup de main

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L'autre coup de main
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-11-19T00:20:00.000Z, mis à jour 2009-11-19T00:20:00.000Z

Outre la main de Thierry Henry, les Bleus ont pu compter sur celles de Hugo Lloris pour arracher sa qualification pour le Mondial 2010. Comme à l'aller, le gardien de l'OL a été décisif. En revanche, Yoann Gourcuff, André-Pierre Gignac ou Alou Diarra n'ont pas été au rendez-vous.

HUGO LLORIS


Comme à l'aller, le gardien de l'OL a été décisif. Malgré la pression, il n'a jamais craqué. Impeccable sur les sorties aériennes face aux grands gabarits irlandais, il s'est parfaitement imposé face à Robbie Keane (25e) ou Damian Duff (61e). Mais c'est surtout son arrêt face à Keane en un-contre-un qui sauve les Bleus à la 61e minute.


BAKARY SAGNA


Malmené par le remuant Damian Duff sur le but irlandais, le latéral tricolore est passé lui aussi à côté de son match. Offensivement, on aurait apprécié que le défenseur d'Arsenal apporte (beaucoup) plus. En première période surtout où ses dédoublements et ses centres se sont faits rares. Après la pause et lors de la prolongation, il y eut un léger mieux.


WILLIAM GALLAS


Globalement, il a connu un match difficile. A la 26e minute, il est battu de la tête par Doyle. Heureusement sans conséquence... Le remplacement prématuré de Julien Escudé par Sébastien Squillaci ne l'a sans doute pas aidé. Sur le but irlandais (33e), les hésitations de placement entre les deux hommes offrent à Keane quelques libertés.


JULIEN ESCUDE


Appelé à remplacer Eric Abidal, le défenseur du FC Séville ne sera resté que 8 minutes sur le terrain. Après son but contre-son-camp face à la Roumanie, il est décidemment maudit chez les Bleus. Touché au nez dans un choc avec Evra, il a dû céder sa place à SEBASTIEN SQUILLACI. Précieux dans le jeu de tête, c'est lui qui laisse Keane tout seul sur le but irlandais. A part ça, on peut le créditer d'un match solide.


PATRICE EVRA


Défensivement, il a fait son boulot même s'il a malheureusement blessé Escudé dans un duel aérien (7e). Le latéral gauche de Manchester United a signé plusieurs interventions décisives, à l'image de sa tête devant Lawrence dès la 18e minute. Mais, offensivement, il s'est montré plus brouillon en dehors d'une percée dans la surface en fin de match (97e).


LASSANA DIARRA


Clairement en-dessous de son niveau habituel, le milieu de terrain du Real Madrid a dû faire le boulot pour deux, tant Alou a semblé absent. L'ancien Havrais a commis énormément de fautes et n'a pas été loin d'offrir des balles de but (pour Damian Duff notamment), sur des passes en retrait peu inspirées. Comme toujours, il s'est battu mais dans une lutte parfois désordonnée...


ALOU DIARRA


Titularisé aux côtés de son homonyme Lassana, le Bordelais a paru égaré au milieu de terrain. Une véritable âme en peine. Incapable d'imposer sa présence physique, souvent à contretemps, le remplaçant de Jérémy Toulalan a pêché dans ses relances et a perdu beaucoup trop de ballons dans des zones de danger. Aucune velléité offensive. Mais ce n'est pas ce qu'on lui demandait en priorité.


NICOLAS ANELKA


Finalement, et comme à Croke Park, il a été l'attaquant tricolore le plus dangereux. Positionné côté droit, l'attaquant de Chelsea n'a pas hésité à repiquer vers l'axe pour déstabiliser la défense irlandaise, avec plus ou moins de réussite. Un peu amorphe en début de match, le héros de Dublin s'est réveillé en fin de première période, mais surtout après l'heure de jeu, quand il a retrouvé l'axe après la rentrée de Sidney Govou. Plusieurs occasions (72e, 94e) ont précédé l'action litigieuse où il s'est écroulé dans la surface après un contact avec Shay Given (98e). Un fait de match qui ne fera finalement pas couler beaucoup d'encre...


YOANN GOURCUFF


C'est sans doute un de ses plus mauvais matches en équipe de France. Visiblement à court de forme, le Bordelais n'a jamais pesé sur le jeu offensif des Bleus. Des longs ballons, des talonnades dans le vide... il est même sorti sous les sifflets du Stade de France. Il a toutefois été utile lorsqu'il a repris l'initiative des coups de pied arrêtés à Henry (70e). Remplacé par FLORENT MAOUDA (87e) qui a été dangereux sur un coup franc (117e).


THIERRY HENRY


Il restera le héros controversé de ce match qui a scellé la qualification des Bleus. Son contrôle de la main, qui a précédé sa passe décisive sur le but de William Gallas (102e), a échappé à la vigilance de l'arbitre pour le plus grand bonheur des Français... et pour le plus grand malheur des Irlandais. Sorti de ce fait de match ô combien important, le capitaine tricolore n'a pas vraiment brillé par son inspiration et sa réussite, même s'il n'était pas loin d'égaliser en contre (62e). Une nouvelle fois préposé aux coups de pied arrêtés, il n'a pas non plus impressionné dans cet exercice qui avait en partie fait sa réputation à Arsenal.


ANDRE-PIERRE GIGNAC


Le meilleur buteur de Ligue 1 la saison passée a été quasiment inexistant durant une petite heure. Serré de près la par la charnière centrale irlandaise, il n'a frappé que deux fois au but. Sa première tentative a été sans danger pour Shay Given (44e), sa deuxième beaucoup trop croisée (51e). L'attaquant toulousain, déjà moyen à Croke Park et qui a connu un certain déchet technique au Stade de France, a peut-être affiché ses limites au niveau international. Remplacé par SIDNEY GOVOU (57e), dont l'entrée en jeu aura coïncidé avec le regain de forme des Tricolores. Le Lyonnais, qui n'a cessé de provoquer sur son côté droit, a apporté de la percussion à un collectif qui en manquait singulièrement.