L'Espagne assume ses rendez-vous

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Par Philippe DA COSTA|Ecrit pour TF1|2010-06-30T20:15:02.000Z, mis à jour 2010-06-30T20:15:02.000Z

L'Espagne a décroché son billet pour les quarts de finale du Mondial contre le Portugal (1-0). La Roja a trouvé l'ouverture grâce à l'inévitable David Villa, auteur de son quatrième but en Afrique du Sud. Les Espagnols, qui ont bien muselé Cristiano Ronaldo, défieront le Paraguay au prochain tour.

ESPAGNE-PORTUGAL: 1-0
But: Villa (63e)


Dire qu'on s'est ennuyé lors de ce 8e de finale n'est pas si éloigné de la vérité. Pendant une heure en tout cas, celle que l'Espagne a passé à chercher la clé du verrou portugais. Un verrou qui semblait fabriqué par José Mourinho tellement il a mis à rude épreuve les nerfs espagnols. Finalement, il a cédé et la physionomie du match a changé. Le déclencheur? La sortie de Fernando Torres et l'entrée de Fernando Llorente à l'heure de jeu. Une tête à bout portant de l'attaquant de Bilbao et une frappe enroulée au ras du poteau de David Villa plus tard, l'attaquant de Valence trouvait, bien servi par une talonnade de Xavi, le chemin des filets pour la quatrième fois de ce Mondial (63e).


Après ça, tout a été plus simple pour la Roja. Les deux lignes de défenses portugaises ont explosé, elles qui avaient montré une solidité étonnante, à l'image de ce que la Suisse avait pu produire lors de sa victoire sur l'Espagne au premier tour (1-0). Seul le dernier rempart des Lusitaniens, le gardien Eduardo, est encore parvenu à tenir la baraque sur une frappe enroulée de Ramos (70e) ou sur la mine de Villa (77e). Il avait déjà fait des merveilles en première période face au Valencian, dangereux par trois fois dans les dix premières minutes (1e, 4e, 7e) ou aux autres tentatives espagnoles. Malheureusement pour lui, ses partenaires se sont montrés trop frileux, même après l'ouverture du score.


L'Espagne doit réfléchir


Ce n'est pas faute d'avoir eu des opportunités et des plutôt franches, principalement en contre et en première période. Que ce soit sur les têtes de Hugo Almeida (21e, 39e) ou ce coup franc de Cristiano Ronaldo, par ailleurs loin de son meilleur niveau, mal dégagé par Casillas (28e). Le Portugal a préféré pendre le parti de défendre à tout-va et de jouer uniquement sur les montées de Coentrao ou les accélérations de Sabrosa et Ronaldo. Il en a oublié qu'il avait des joueurs techniques, capables de rivaliser sur ce plan avec ses voisins. Sept buts marqués contre la Corée du nord, un seul encaissé et voilà les Nouveaux Navigateurs, comme ils étaient surnommés, en route pour le pays.


Pour l'Espagne, cette qualification est amplement méritée. C'est elle qui a fait le jeu. Avec 19 tirs pour 10 cadrés et 60% de possession de balle, la Roja a été fidèle à ses habitudes. En revanche, elle devra se poser des questions pour son prochain match car elle risque de se heurter à nouveau à un bloc ultra compact, face au Paraguay, en quart de finale. Pendant une heure ce soir, elle a été incapable d'être dangereuse dans les 30 derniers mètres. Sans solution. Il a fallu du coaching et un éclair de Villa pour débloquer la situation. Il y a un moment où ça ne passera plus...