L'Espagne enfin au rendez-vous

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L'Espagne a tremblé
Par Anthony PROCUREUR|Ecrit pour TF1|2010-07-04T11:30:01.000Z, mis à jour 2010-07-04T11:30:01.000Z

L'Espagne a souffert face au Paraguay (1-0) pour se qualifier pour la première fois en demi-finales. Le champion d'Europe peut remercier David Villa et son gardien, Iker Casillas, décisif notamment sur un penalty. Il affrontera l'Allemagne pour une revanche de la finale de l'Euro 2008.

PARAGUAY - ESPAGNE : 0-1
But : Villa (83e)


L'Espagne a mis fin à la malédiction. En 1934, 1986, 1994 ou encore en 2002, elle s'était arrêtée à chaque fois en quarts de finale. En s'imposant face au Paraguay, elle s'est enfin invitée en demi-finales où l'attend désormais un choc face à l'impressionnante armada allemande. Mais ce ne fut pas sans trembler. Il a fallu un nouveau but de David Villa, son cinquième de la compétition, et un grand Iker Casillas pour délivrer la Roja. Après le Portugal, cette dernière est tombée face à une nouvelle forteresse. Pourtant, Gerard Martino avait annoncé la couleur. "L'Espagne a un tel monopole du ballon avec 65-70% qu'on est bien obligé d'avoir un dispositif très défensif", avait prévenu le sélectionneur argentin du Paraguay. Et son équipe ne l'a pas fait mentir. Pendant près d'une heure, on a vu l'attaque espagnole se heurter à l'hermétique défense paraguayenne qui n'avait jusque là encaissé qu'un seul but durant le Mondial.


Si David Villa a encore été décisif, l'Espagne peut aussi remercier Iker Casillas. Décrié et présenté comme le maillot faible de la Seleccion, le gardien a sauvé ses troupes à deux reprises. D'abord en s'illustrant au cours de trois minutes de folie qui ont animé la rencontre en seconde période. Tout aurait en effet pu basculer : chaque équipe a raté un penalty dans des conditions rocambolesques, alors qu'il y avait 0-0. Mais le Madrilène a sauvé les siens en stoppant un penalty tiré par Cardozo suite à une faute de Piqué (59e). Dans la foulée, Villa fonce vers le but paraguayen et Alcaraz le retient. Nouveau penalty, cette fois pour l'Espagne. Xabi Alonso s'élance... et marque. Mais la joie est de courte durée. L'arbitre demande de tirer à nouveau le coup de pied, en raison de l'intrusion d'un joueur dans la surface de réparation. Xabi Alonso s'élance une seconde fois mais son tir est repoussé par Villar, qui dans la foulée fauche Fabregas (62e). Mais cette fois, l'arbitre ne dit rien...


Deux moments de folie


En fin de match, Casillas joue une nouvelle fois les sauveurs. En s'interposant sur un tir à bout-portant de Roque Santa Cruz (89e), le portier assure la qualification. Car, avant cela, David Villa est enfin parvenu à faire sauter le verrou paraguayen dans des conditions tout aussi inhabituelles. Trop excentré à gauche durant la première heure de jeu, le nouvel attaquant du Barça a profité de la sortie de Fernando Torres (56e), une nouvelle fois décevant mais préféré à Llorente, pour déployer ses ailes en pointe. Puis la 83e minute. Iniesta remonte le ballon, décale Pedro à droite qui tire sur le poteau gauche. Villa, à l'affût, reprend le ballon et l'expédie sur le poteau droit. Il roule sur la ligne de but vers le poteau gauche, le touche et finit par rentrer. Non sans mal, il égale le record espagnol de buts en une Coupe du Monde (Basora en 1950 et Butragueño en 1986).


A part ça, on n'a pas vu grand chose. Un match haché par les fautes et fermé à double tour par la défense du Paraguay. Mais l'Espagne peut aussi être blâmée pour ne pas avoir su trouver la solution. Hormis une frappe enveloppée de Xavi, passée au-dessus de la cage (28e), et une dernière tentative de Villa (90e), le bilan espagnol est maigre. Elle a même frôlé la correctionnelle sur un but de Nelson Valdez refusé pour un hors-jeu délicat à juger (41e). Il faudra sans doute faire mieux face à l'Allemagne mercredi à Durban pour une réédition de la finale de l'Euro 2008 qu'elle avait remportée 1-0. Elle qui avait terminé 4e en 1950 (mais au terme d'une poule finale) espère désormais faire mieux en Afrique du Sud.