L'heure de Diaby ?

Voir le site Téléfoot

L'heure de Diaby ?
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-09-02T12:54:06.000Z, mis à jour 2009-09-02T12:54:06.000Z

Abou Diaby a une chance à saisir avec l'équipe de France lors des matches face à la Roumanie et à la Serbie. Son profil, très proche de celui de Vieira, pourrait lui permettre de postuler durablement à une place de titulaire dans l'entrejeu tricolore. S'il est enfin épargné par les blessures.

Abou Diaby est de retour, et ça se voit ! En ce début de saison, il ne se passe pas un match sans que l'on parle du longiligne milieu d'Arsenal. Son doublé face à Portsmouth (4-1) lors de la 3e journée de Premier League n'était pas passé inaperçu. Il a d'ailleurs certainement influé sur la décision de Raymond Domenech de sélectionner l'ancien Auxerrois pour les deux matches décisifs dans la course à la Coupe du monde face à la Roumanie et la Serbie. Un retour en Bleu que Diaby a fêté par... un but contre-son camp des plus improbables contre Manchester United, synonyme de défaite pour Arsenal (2-1). Une mésaventure qui n'entache pas son très bel été, avec en point d'orgue cette convocation en équipe de France au détriment de Benoît Cheyrou et d'un certain Patrick Vieira.


Depuis qu'il est chez les Gunners, Diaby n'échappe que rarement à la comparaison avec l'ancien capitaine de la formation londonienne. Les deux joueurs ont pris une autre dimension dans le même club, ils présentent un gabarit quasiment identique, ils apprécient le même poste sur le terrain, ils ont tous les deux la fâcheuse tendance à se blesser... En bref, beaucoup de choses les rapprochent. Désigner l'ancien Auxerrois comme le successeur du milieu de l'Inter Milan est évidemment tentant. Surtout au moment où le grand Pat', âgé de 33 ans, semble sur le déclin après avoir accumulé les pépins physiques ces deux dernières saisons. Diaby le reconnaît volontiers, et il s'en accommode sans problème. "Oui, je pense, répond-il quand on lui demande s'il peut devenir le nouveau Vieira. On a un jeu similaire, donc je pense pouvoir remplir ce poste. Je l'espère. Il faut que je montre avec Arsenal et en équipe de France que je suis capable de le faire."


"J'ai un coup à jouer"


L'heure de Diaby ?

La saison qui commence pourrait bien lui permettre d'atteindre cet objectif. Le 4-3-3 prôné cette année par Arsène Wenger correspond parfaitement à son style de jeu, et ses performances depuis le début de la Premier League sont là pour en attester. Surtout, Diaby est de retour chez les Bleus au moment où le rendement du duo Toulalan-Diarra dans l'axe du milieu tricolore fait débat. Les deux joueurs ont un profil plus défensif que le Gunner, plus à l'aise dans un rôle de relayeur et dont l'association avec un des deux habituels titulaires pourrait donner plus de complémentarité à l'entrejeu des Bleus. "J'ai peut-être un coup à jouer, avance-t-il. Offensivement, je peux apporter quelque chose. Lassana et Jérémy sont d'excellents joueurs, qui font du bon travail en équipe de France. C'est vrai que je suis en concurrence avec eux, mais encore une fois je suis là pour travailler et démontrer ce que je sais faire. Après, c'est le sélectionneur qui fait ses choix."


De nouveau dans l'équipe de Domenech, pour la première fois depuis sa deuxième et dernière sélection face à l'Autriche en mars 2007, Diaby espère ne plus la quitter. La perspective de disputer une Coupe du monde sur le sol africain augmente encore la motivation du joueur d'origine ivoirienne. Mais le chemin qui mène en Afrique du Sud est encore long, pour les Bleus autant que pour le Gunner qui ne cesse d'accumuler les pépins physiques depuis qu'il a rejoint Arsenal. Arrêté huit mois entre 2006 et 2007 après avoir été touché à la cheville, il a ensuite accumulé les blessures à répétition. "Cela m'a empêché d'évoluer comme je le souhaitais. Depuis que je suis à Arsenal, j'ai dû tenir deux ou trois mois grand maximum sans me blesser", déplore Diaby. "Mais j'ai eu la chance d'intégrer les Bleus très jeune. Je suis là pour montrer que je peux évoluer à ce niveau-là. Je patiente", conclut celui qui ambitionne d'être le nouveau Vieira. Les blessures en moins...