"L'histoire est finie"

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'L'histoire est finie'
Par AFP|Ecrit pour TF1|2009-10-08T16:59:06.000Z, mis à jour 2009-10-08T16:59:06.000Z

Karim Benzema est revenu sur la polémique qui a suivi ses déclarations dans Téléfoot. L'attaquant du Real Madrid, qui avoue avoir peut-être été maladroit, estime que cette histoire est à classer au passé et veut maintenant tout donner pour s'imposer en Bleu.

KARIM BENZEMA, après vos déclarations dans Téléfoot sur votre manque d'implication lors de votre entrée en jeu face à la Roumanie, avez-vous eu des regrets ?


K.B. : Je n'ai pas de regret. Je pense que certains ont mal interprété mes propos. Mal compris ce que je voulais dire. J'avais envie de bien faire et finalement, mes déclarations ont provoqué une grosse polémique. Mais voilà, je suis jeune. J'avais des choses sur le coeur, je les ai dites. L'essentiel, c'est que je sois ici. L'important c'est l'équipe de France. Et d'être tous sous le même maillot pour se qualifier pour le Mondial. Il n'y a pas d'état d'âme à avoir. Je suis concentré et je vais tout donner.


Aviez-vous besoin de vous exprimer sur ce sujet ? Est-ce que cela vous a soulagé ?


K.B. : On m'a posé une question, j'ai répondu. Après, j'ai peut-être été un peu maladroit. Pour moi, cette histoire est finie. Si je joue 5 minutes, 10 minutes ou 90 minutes, je vais tout donner.


Si on tient compte de l'entraînement, vous risquez de ne pas être dans l'équipe de départ ? Est-ce que cela vous chagrine ?


K.B. : La donne est la même pour moi. J'attends que l'on me fasse jouer. L'important reste de montrer mes qualités pour être utile à l'équipe de France.


Pour éteindre la polémique, avez-vous l'impression de devoir marquer en Bleu ?
K.B. : Je joue à un poste où il faut être décisif...


Avez-vous fait un point avec Raymond Domenech ?


K.B. : Oui. On en a parlé. On a une discussion franche. Ça a été clair. Après, je ne reviens pas là-dessus. J'ai aussi discuté avec les joueurs mais ça ne regarde que nous.


Concevez-vous plus facilement d'être remplaçant au Real qu'en équipe de France ?


K.B. : Au Real ou en équipe de France, je ne viens pas pour jouer sur le banc de touche. Mais ça n'a rien à voir. Au Real, il y a un turnover. En équipe de France, je ne crois pas. Il faut se battre pour avoir sa place. Je suis un compétiteur. Certains joueurs aiment peut-être rester sur le banc, ce n'est pas mon cas. Et je vais me battre pour être dans cette équipe.


Cette histoire vous-a-telle fait mûrir ?


K.B. : Je joue désormais dans un grand club. Toutes mes phrases vont être multipliées par dix. Il faut faire attention à son discours. J'ai dit ce que je pensais sur le coup. Je ne suis pas en équipe de France pour faire de la politique mais pour prendre du plaisir.


Justement, avez-vous déjà pris du plaisir en Bleu ?


K.B. : Evidemment. Sinon je serais déjà rentré chez moi. Toutefois, ça n'a pas toujours été facile dans ce groupe. Mes prestations n'étaient pas les mêmes en club et en sélection. J'aime jouer et ce n'était pas évident à gérer.


Comment expliquez-vous ces différences dans vos prestations ?


K. B: C'est simple : pour engendrer de la confiance, il faut enchaîner les matches. Sur une mi-temps, dix minutes, je ne sais pas ce que l'on peut montrer. Si on marque un but en dix minutes, ce n'est pas pour cette raison que l'on fait un bon match.


Quand vous entendez Thierry Henry dire que vous êtes l'avenir de l'équipe de France, qu'en pensez-vous ?


K. B. : C'est touchant de la part d'un joueur comme ça. Mais beaucoup de joueurs de mon âge comme Nasri et Ben Arfa peuvent faire de grandes choses en Bleu dans le futur.


Estimez-vous que l'on attend peut-être trop de vous ?


K.B. : Non. C'est normal. Surtout maintenant que je suis au Real Madrid. Je n'ai pas souffert des attentes. Ce sont plus mes parents qui en ont souffert.