L'œil de Téléfoot - Les nombreux atouts du Stade Rennais

Dépourvu du moindre titre depuis 1971, Rennes traîne ce palmarès vierge comme un boulet. Pourtant, le club breton n'a pas de quoi rougir de sa progression. Il se développe sur le terrain comme en dehors : stade refait à neuf, formation d'élite, longévité en Ligue 1… Les Rennais ont de quoi être fiers de leur club et ne se privent jamais de le faire remarquer.

C'est un running gag qui dure, qui perdure. Il suffit pour s'en convaincre de taper "Rennes" et les mots "titre", "palmarès" ou "trophée" dans un moteur de recherche. Chaque jour ou presque, les fans de football de la France entière s'amusent du palmarès désespérément vierge du Stade Rennais depuis 1971. "On ne peut plus débattre avec un supporter d'un autre club sans qu'on nous le sorte, sourit Lilian, supporter du club breton exilé à Paris. C'est presque entré dans le langage courant. Pour les autres supporters, Rennes = 0 titre, c'est tout."


La réalité historique est un tout petit peu plus clémente pour le SRFC. Rennes a bien quelques trophées : deux Coupes de France glanées en 1965 et 1971. Un peu maigre comparé à la place qu'occupe le club dans le paysage footballistique français. Avec 60 saisons dans l'élite à son actif, c'est même un monument du football hexagonal. Seuls Marseille (67), Bordeaux et Saint-Etienne (64) peuvent en dire autant actuellement en Ligue 1.

Rennes, le plus grand club breton

"C'est le plus grand club breton, le premier historiquement et sportivement, salue Laurent Schmitt, agent de joueurs originaire de la région. Il jouit d'une très bonne image, y compris sur le plan national. Et sa longévité au plus haut niveau est le signe de sa bonne santé sportive." A Rennes, c'est bien là que sont les vrais trophées : dans une pérennité qui fait office de progression linéaire et de victoire pour son propriétaire, l'homme d'affaires François Pinault, qui a redonné un socle à un club qui ne cessait de faire l'ascenseur avec la Ligue 2 avant son arrivée. "Qu'est-ce qui est rouge et noir, qui monte et qui descend en permanence ?" Voilà quelle était la blague à la mode il y a vingt ans.Rennes a vendu un phénomène au Borussia Dortmund : Ousmane Dembélé, pur produit de son centre et aujourd'hui international A à 20 ans à peine. Et ce n'est visiblement pas fini : Joris Gnagnon et Adama Diakhaby, 20 ans aussi, se sont imposés cette saison dans le onze de Christian Gourcuff.

[Archive - Ligue 1 : Dembélé, la pépite rennaise]

Autant de pépites qui auront peut-être l'occasion d'évoluer dans le nouveau bijou du club : le Roazhon Park, renommé et refait à neuf en 2015. Avec l'avènement d'un projet centré sur l'identité du club, le temps laissé au développement du projet de jeu cher à Christian Gourcuff, bâtisseur hors-pair, et la poursuite d'un projet de formation référence, Rennes peut nourrir quelques espoirs. Lilian, par exemple, en a quelques-uns : "Se qualifier pour l'Europe, y faire une ou deux performances qui peuvent nous faire rêver, continuer à sortir un phénomène de temps en temps, offrir du spectacle au stade… et gagner un trophée, bien sûr !"

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