L'OM entre deux eaux

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L'OM entre deux eaux
Par Eurosport.fr|Ecrit pour TF1|2009-12-08T13:12:00.000Z, mis à jour 2009-12-08T13:12:00.000Z

Ce soir, Marseille va tenter de glaner sa qualification pour les 8e de finale de la Ligue des Champions. Face au Real Madrid, la mission dévolue à l'OM s'annonce compliquée. Faut-il mettre de la folie et emballer la rencontre ? Ou attendre sans se jeter à l'abordage ? Il y a deux écoles.

Ce n'est pas une montagne. Mais l'Everest. Mardi soir lors de la sixième et dernière journée de la Ligue des Champions, l'Olympique de Marseille va essayer d'atteindre le sommet du massif en l'escaladant par sa face la plus escarpée. La mission dévolue aux hommes de Didier Deschamps, à savoir battre le Real Madrid et franchir le premier tour de la C1 pour la première fois depuis 1999, semble bien compliquée. D'autant plus que les Marseillais n'ont pas trente-six solutions pour passer le cap. La première est obligatoire : Il faut gagner. La seconde l'est tout autant : Milan ne doit pas l'emporter à Zurich, sinon Marseille sera obligé de s'imposer 3-0 ou par quatre buts d'écart face aux néo-Galactiques du président Florentino Perez.


Impossible ? Ça en a tout l'air. Même pour Didier Deschamps, tombeur du Real Madrid avec Monaco en quarts de finale de la Ligue des Champions 2004 ? Pas loin. Une chose est sûre, l'entraîneur des vice-champions de France garde les pieds sur terre et, à quelques heures du duel, ne pense qu'à une chose : "L'objectif numéro un, c'est de gagner le match, pour ne pas avoir de regrets dans le cas où la logique sportive viendrait à ne pas être respectée à Zurich. Je n'ai pas de folie dans mon placard et ce n'est pas forcément avec cinq attaquants que l'on battra le Real à coup sûr. Il faudra aussi bien défendre, laisser peu d'espace, comme nous l'avons fait 45 minutes durant à l'aller. Ce n'est pas en voulant marquer à tout prix que l'on pourra gagner. Il faudra certes se surpasser, mais il y a un juste milieu. De la folie, j'espère aussi qu'il y en aura dans le stade."


Abriel à fond, Niang mesuré


L'OM entre deux eaux

Deschamps semble quelque peu résigné. Ou au mieux réaliste. L'ancien capitaine des Bleus utilise déjà le terme "regrets". Pas le moment d'en avoir pourtant. Les joueurs, même s'ils gardent les pieds sur terre, n'en sont pas encore là. Il y a une qualification à aller chercher et, même si l'OM ne part pas avec les faveurs des pronostics, le jeu en vaut largement la chandelle. Personne ne dira le contraire et pas Fabrice Abriel en tout cas. D'ailleurs, le meilleur passeur du Championnat de France (5 passes décisives) a sa petite idée sur le match de mardi : "Madrid est une équipe joueuse, avec 4 ou 5 joueurs offensifs de grand talent, qui n'a pas trop envie de défendre dans ses 30 mètres. Ce sera donc forcément ouvert. C'est une équipe qui se coupe en deux, et il faudra en profiter et emballer le match rapidement, comme contre Zurich. Il n'y a plus à calculer."


Ne plus calculer, c'est aussi laisser des espaces à Cristiano Ronaldo et ses copains. Et ceux-ci ne demandent que ça. Mamadou Niang en est parfaitement conscient : "Il ne faut pas s’enflammer. On joue contre le Real Madrid et pas contre une équipe de National ou de CFA. C’est le Real, ce n’est pas n’importe quoi. Alors commencer à parler de trois ou de quatre buts à zéro, il faut se calmer. Gagnons déjà notre match en espérant que Milan ne l’emporte pas à Zurich." Les Marseillais sont au moins d'accord sur un point : Gagner est le maître-mot.