"Là pour aller au combat"

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'Là pour aller au combat'
Par DPPI|Ecrit pour TF1|2009-10-10T10:16:09.000Z, mis à jour 2009-10-10T10:16:09.000Z

Thierry Henry est prêt pour livrer une bataille face aux Iles Féroé, lors des qualifications pour le Mondial 2010. Le capitaine de l'équipe de France dédramatise l'absence de Gourcuff et Ribéry et revient sur les problèmes offensifs de la sélection tricolore.

THIERRY HENRY, vous aviez des douleurs aux adducteurs de la cuisse gauche, comment vous sentez-vous ?

T.H. : Ca va. C'est bizarre, j'ai toujours l'impression d'être au début de la saison car j'ai eu des petits pépins physiques. Mais je suis toujours là pour aller au combat.


Cette rencontre va-t-elle vraiment être un combat ?


T.H. : Tous les matches sont des combats. Féroé ou pas Féroé. Serbie ou pas Serbie.


L'engouement du public a été important depuis votre arrivée en Bretagne, cela vous a-t-il fait du bien ?


T.H. : Ça arrive assez souvent. A Saint-Etienne, Sochaux ou encore Rennes, ça s'est souvent passé comme ça. C'est toujours agréable à voir. On était super content. A Lannion, c'était extraordinaire de voir la réaction du public Mais ça n'était une surprise. Il ne faut toutefois pas s'attendre à ça quand vous arrivez en sélection. Ça passe d'abord par nous.


A l'entraînement, vous avez dû vous réadapter à jouer sans Yoann Gourcuff. Est-ce difficile ?


T.H. : Sans Franck et Yoann, c'est différent. Ils aiment faire jouer l'équipe. Ce sont les nouveaux meneurs de jeu modernes. A nous de réussir à jouer sans eux pour mettre les occasions au fond.


Sur le plan personnel, allez-vous devoir repiquer dans l'axe plus souvent avec ces absences ?


T.H. : J'essaye déjà de le faire en général. Ça ne va changer pas grand chose pour moi.


Le coach était-il plus détendu ici ?


T.H. : Je ne trouve pas. Là, vous nous voyez au quotidien. Mais c'est toujours pareil. Il chambre toujours autant.


Est-ce possible de battre les Féroé par 6 ou 7 buts d'écart?

T.H. : Ce n'est pas une équipe facile à bouger. Depuis le début des qualifications, ils n'ont pas perdu par plus de deux buts d'écart. Ça veut tout dire. On l'a déjà réussi dans le passé. Mais ça ne va pas être évident. C'est à nous de tout faire pour y arriver.


La France a rencontré des problèmes d'efficacité offensive lors des derniers matches. Avez-vous travaillé pour résoudre ces soucis?


T.H. : On travaille toujours de la même façon. On veut toujours mettre le plus de buts possible. On est toujours dans cette mentalité. Nous faisons tout pour préparer un match de haut niveau. Mais de temps en temps, ça ne sourit pas par manque de confiance, de chance ou d'adresse. Quoi qu'il arrive, il faut gagner.


Mentalement, vous préparez-vous à ne pas être barragistes ?


T.H. : Non. Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. On a 20% de chance d'éviter les barrages. On verra demain. Mais beaucoup d'équipes sont passées par les barrages dans le passé, et ont réussi à aller loin par la suite. Donc je ne veux pas parler de déception si on passe par les barrages.