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Liga - Dans le viseur de l'AMA, Nasri risque une suspension de 4 ans

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Par Alexandre COIQUIL|Ecrit pour TF1|2017-01-06T16:36:07.302Z, mis à jour 2017-01-06T16:36:08.804Z

Selon les informations qu quotidien The Independant, Samir Nasri serait sous le coup d'une enquête d'urgence de la part de l'Agence Mondiale Antidopage suite à sa prise de vitamines par intraveineuse dans une clinique privée de Los Angeles.

Samir Nasri est dans l'oeil du cyclone. Selon les informations du quotidien britannique The Independant, l'Agence Mondiale Antidopage aurait demandé l'ouverture d'une enquête d'urgence sur le cas de l'international français, qui a subi fin décembre des injections de vitamines par voie intraveineuse dans une clinique privée de Los Angeles.

Utilisant une pratique propre à la clinique, celle de "l'immunity drip", censée "stimuler le système immunitaire pour prévenir des maladies" grâce à injection de vitamines C et B, de lysine et de Zinc, Nasri a attiré l'attention sur lui et son voyage secret après la divulgation de clichés à caractère privé sur son compte Twitter fin décembre. 

L'AMA craint une disparition des preuves

Selon les informations de <em>L'Equipe</em>, l'agence espagnole anti-dopage (AEPSAD, n'aurait toujours pas ouvert d'enquête sur le joueur du FC Séville (The Independant affirme qu'elle a été ouverte le 28 décembre)), ni même effectué un contrôlé antidopage depuis le retour du joueur appartenant à Manchester City en Andalousie. Ce dernier, qui a repris son activité avec le club andalou et joué en Copa del Rey face au Real Madrid mercredi dernier, s'est dit prêt à effectuer tous les tests anti-dopage possibles pour prouver sa bonne foie.

Nasri, qui a reçu une injection vitaminée dénommée IV Drip, censée prévenir un début de grippe, a clamé n'avoir reçu qu'une injection inférieure à 50ml (sur une période de six heures), ce qui la rendrait autorisée. Selon l'AMA, citée par The Independant, le cas du Français semblerait plus complexe que cela. L'agence estimerait que Nasri aurait dû avoir recours à une Autorisation à Usage Thérapeutique (AUT) pour effectuer cette injection. De son côté, le FC Séville, qui a reçu la nature exacte et le dosage du produit injecté, a de son côté affirmé qu'il n'avait pas été mis au courant du voyage de Nasri. 

Selon Ben Nichols, le porte-parole de l'AMA, le cas Nasri aurait une importance capitale. Interrogé par The Iendependant, il craint surtout que les délais d'enquête ne permettent la dissimulation de preuves. Si Nasri était finalement convaincu, après enquête, d'avoir eu recours à une pratique allant au contraire des règles du code mondial anti-dopage,  il pourrait subir une suspension allant jusqu'à quatre ans.