Ligue 1 : Lyon de nouveau dans la peau d'un outsider

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Par David CASSAN|Ecrit pour TF1|2011-08-03T16:42:00.000Z, mis à jour 2011-08-03T16:50:49.000Z

Le temps où Lyon régnait sans partage sur la Ligue 1 semble bel et bien révolu. Dépassé par Lille et l'OM sur le terrain, par le PSG sur le marché des transferts, l'OL n'est pourtant pas mort...

Entre 2001-2002 et 2007-2008, l'Olympique Lyonnais a outrageusement dominé le championnat de France, en obtenant 7 titres consécutifs, un record.

Mais depuis le départ d'Alain Perrin, à l'été 2008, les choses ont changé à Tola Vologe. En trois saisons à Lyon, et des sommes colossales investies dans le recrutement, Claude Puel n'a pu ajouter aucun titre à l'armoire à trophées du président Aulas. Le castrais aura tout de même porté son équipe en demi-finales de la Ligue des Champions, une première pour le club. Son licenciement cet été, pour lequel Puel réclame 5,4 millions de dédommagement, pourrait devenir un autre problème.

Si Puel n'a pu maintenir la domination de la capitale des Gaules sur le football Français, c'est aussi parce que ses adversaires se sont (enfin) réveillés. L'OM est la seule équipe à avoir terminé devant l'OL à l'issue de chacune de ces 3 saisons (pour un titre), et Bordeaux puis Lille ont eux aussi accroché un Hexagoal. Et cet été, c'est le PSG qui se mêle à la danse, avec près de 100 millions d'euros investis dans un recrutement 4 étoiles : Menez, Gameiro, Pastore, Matuidi. Lyon n'est plus l'équipe à battre.



C'est inédit depuis 10 ans : l'OL n'est pas un favori pour le titre. Pourtant, si certains de ces joueurs ont déçu, il conserve quelques uns des plus grands talents du championnat : Lisandro, Gourcuff, Gomis, Lloris, Bastos... Et contrairement aux dernières années, l'OL mise cette fois-ci sur la stabilité, et n'a enregistré aucun renfort pour l'instant. Les nouvelles têtes sont à chercher du côté des jeunes (Lacazette, Grenier, Belfodil, Gassama) que Remi Garde, ancien du centre de formation, devrait mettre en avant.

Lille, Marseille ou Paris feraient mieux de se méfier : si le Lyon ne rugit plus, il n'est sûrement pas mort...