Ligue 1 : Avant le Real, un Paris remanié s’impose à Troyes

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PSG à Troyes
Par Christopher LE CAËR|Ecrit pour TF1|2018-03-03T17:56:16.237Z, mis à jour 2018-03-04T17:45:12.176Z

Sans trembler, le Paris Saint-Germain s’est imposé à Troyes (2-0) samedi, avec une équipe fortement remaniée, lors de la 28e journée de Ligue 1. Place désormais à Madrid dans trois jours.

Le match d’avant. Samedi, Paris a réalisé une dernière répétition avant le jour J. A trois jours du si important huitième de finale retour de la Ligue des champions, le PSG avait un ultime devoir à rendre, du côté de Troyes, pour le compte de la 28e journée de Ligue 1. Forcément, le Real Madrid était dans toutes les têtes parisiennes au moment de pénétrer sur la pelouse d’un stade de L’Aube plein comme un oeuf. C’est un Paris fortement remanié qui s'est imposé (2-0), confortant ainsi sa place de leader du Championnat avec une 24e victoire.

Emery a largement fait tourner


Battu 3-1 à Santiago-Bernabeu, le PSG va devoir produire le match de sa vie mardi soir au Parc face à Madrid. En vue de ce choc, Unai Emery avait décidé de faire tourner samedi à Troyes, en laissant au repos Cavani, Verrati, Marquinhos ou encore Pastore, tandis que Mbappé, touché à une cheville face à l’OM (3-0) mercredi en Coupe de France, avait été ménagé. Aussi, pour la première fois de la saison, aucun joueur de la « MCN » (Mbappé-Cavani-Neymar) n’était couché sur une feuille de match. Pour remplacer « El Matador », le coach parisien avait aligné Draxler en faux neuf, tandis que les ailes étaient occupées par Di María à droite et Nkunku à gauche. Au milieu, le technicien espagnol avait tranché : le poste de sentinelle était occupé par Lassana Diara, entouré de Lo Celso et Rabiot, alors que la défense centrale était composée de Kimpembe et Thiago Silva, les côtés par Meunier et Kurzawa. Sur le banc, aux côtés de joueurs d’expérience (Thiago Motta et Dani Alves) figuraient des jeunes du centre de formation tels que Timothy Weah (le fils de) et Callegari.


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Le PSG, ici Kurzawa devant Azamoum, a fait le boulot à Troyes

Di María libère Paris

Samedi dans l’Aube, Paris a longtemps buté sur Erwin Zelazny. Le gardien troyen a retardé l’échéance en réalisant plusieurs parades en première période devant Di María (7e, 17e, 32e), Lo Celso (38e) ou encore Nkunku (40e). L’ancien portier nantais n’a cependant rien pu faire lorsque Draxler lança parfaitement dans la profondeur Ángel Di María, lequel piqua son ballon pour faire trembler les filets (0-1, 47e). Sa septième réalisations lors de ses neuf dernières titularisations. « El Fideo » sortira quelques minutes plus tard (56e) afin d’être préservé pour mardi. L’heure de jeu, le moment choisi également par Emery pour sortir Adrien Rabiot (remplacé par Thiago Motta), auteur d’un gros abattage, patron du milieu de terrain parisien. En fin de match, Paris a fait le break par Christopher Nkunku, bien servi par Dani Alves (mais en position de hors-jeu, non signalée), pour son premier but de la saison (0-2, 77e). 

Et maintenant Madrid

A Troyes, Paris a fait le boulot et a rarement été inquiété, hormis sur des frappes de Nivet (83e) et Grandsir (88e). Ce fut l’occasion aussi de voir à l’oeuvre pour la première fois Timothy Weah, le fils du nouveau président du Libéria, qui disputait son premier match de Ligue 1, 23 ans après la dernière rencontre de son père sous les couleurs parisiennes (face au Havre le 31 mai 1995). Le jeune joueur (18 ans) a bien failli scorer pour ses débuts, sans un onzième arrêt de Zelazny dans la partie (record de la saison pour un gardien). Désormais, les esprits sont tournés vers le Real Madrid. Samedi, Emery a réussi son pari : gagner avec une équipe remaniée et sans pépin ni blessure à déplorer. Un plus grand défi attend le technicien espagnol et ses ouailles dans trois jours. Pour marquer l’histoire du club de la capitale.