Ligue des champions - FC Barcelone - PSG : La "Remontada", ce n'est pas la tasse de thé du Barça

Dans tous les esprits en Catalogne, au moment d’aborder le huitième de finale retour face au Paris Saint-Germain le concept de la "remontada" est devenu un serpent de mer en Espagne. Pour le Barça, les remontées improbables se comptent sur le doigt d’une main.

C’est la question à 1 milliard d’euros : le FC Barcelone va-t-il remonter son handicap face au Paris Saint-Germain ? Ecrabouillé lors du match aller (4-0) par une équipe parisienne, qui a frôlé le match parfait, le club catalan, amorphe, apathique et à côté de la plaque, a sauf improbable retournement de situation dit adieu à la Ligue des champions dès le match aller.

Le Barça, malgré le fait de disposer d’un des trios offensif les plus meurtriers de l’histoire du football moderne (Messi – Suarez – Neymar), est au pied d’une incroyable montagne, celle de réussir un pari qui deviendrait historique. Jamais une équipe ayant encaissé 4 buts d’écart lors d’un match aller de coupe d’Europe n’est parvenue à se qualifier au match retour. Si le Barça venait à se qualifier pour les quarts de finale, ce serait un tremblement de terre et une soirée historique. Et l’argument du "c’est le barça" n’aurait aucune valeur.

La "Remontada", c'est un état d'esprit

La mission impossible du Barça est toute simple : mettre 4 buts pour rattraper son rival parisien et aller en prolongation, en mettre cinq ou plus sans en encaisser ou en évitant que les buts à l’extérieur ne deviennent trop problématiques. Un 5-1 permettrait au PSG de passer par exemple, un 6-2 aussi. Un 7-2 profiterait au Barça. On parle ici de scores dignes de jeux vidéo face à un PSG qui est devenu un gros bonnet européen, aux portes d’en devenir un ténor.

Trois semaines après la débâcle, de l’eau a coulé sous les ponts pour le club catalan. Luis Enrique a annoncé son départ à la fin de la saison, avant de modifier son système tactique et de passer dans un 3-4-3 plus conforme à la forme du moment et aux profils de ses joueurs d’utilité (Rafinha, Sergi Roberto), et le FCB a sorti deux de ses meilleures prestations de la saison dans ce système la semaine dernière (succès 6/1 contre le Sporting Gijon et 5/0 contre le Celta Vigo). De quoi emballer toute une ville, qui a pris l'habitude d'y croire malgré les déconvenues corsées.

Fait historique, devenu concept de presse, et de supportérisme, la "Remontada" est plus devenue une blague de potache qu’une performance sportive à part entière. Elle fait vendre, fait croire à l’incroyable. Elle est surtout symptomatique de la culture européenne des clubs espagnols. Et la culture européenne, elle ne s'achète pas.



Les origines de la Remontada sont au Bernabeu

Vidéos associées

News associées