Ligue des champions : les hooligans du Legia Varsovie menacent, Madrid en état d'alerte

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Les hooligans gâchent la fête
Par Nicolas BAMBA|Ecrit pour TF1|2016-10-17T07:55:44.046Z, mis à jour 2016-10-17T07:55:44.046Z

Le match entre le Real Madrid et le Legia Varsovie mardi 18 octobre en Ligue des champions inquiète les autorités espagnoles. Elles redoutent notamment un groupe d'ultras réputés pour leur violence. La police va drastiquement renforcer sa présence.

Ce ne devrait être que du football, mais un spectacle bien moins pacifique et conseillé risque d'émailler la rencontre prévue mardi 18 octobre au stade Santiago-Bernabeu. Le Real Madrid va affronter le Legia Varsovie pour le compte de la 3e journée de la phase de poules de la Ligue des champions (groupe F). Une rencontre à très haut risque.

Racistes, homophobes, sauvages...

Les autorités espagnoles craignent des débordements liés à un groupe d'ultras polonais : les Teddy Boys 99. Le journal madrilène Marca décrit ses membres comme des adeptes du « vandalisme extrême » prêts à en découdre avec quiconque ne partage pas leurs idéaux racistes et homophobes. Eux-même se définissent comme « sauvages ». Les forces de l'ordre espèrent pouvoir contrôler les leaders et les fans les plus agités mardi. 3 500 supporters polonais sont attendus à Bernabeu.

Entre 1 500 et 1 600 policiers devraient être mobilisés pour l'occasion, alors que le nombre habituel pour une rencontre à haut risque est de 1 000. 700 employés de la sécurité du Real Madrid renforceront les dispositifs prévus pour éviter tout débordement. En Pologne, la presse ne plaisante pas quand elle décrit les Teddy Boys 99 : « Ils sont capables de détruire un stade, une ville et de se réunir avec des supporters extrémistes russes pour marcher d'un seul pas ».

Le Legia en sursis

La première rencontre de ce groupe A entre le Legia Varsovie et le Borussia Dortmund (0-6) avait déjà donné lieu à des violences. Des employés du stade du maréchal Jozef-Piłsudski avaient été agressés à la bombe lacrymogène alors qu'ils cherchaient à enrayer un début de bagarre. L'UEFA s'était emparée du dossier car des chants à caractère raciste furent aussi entendus pendant la rencontre.

L'ensemble des derniers incidents va coûter cher au Legia : le match prévu contre le Real en Pologne (le 2 novembre) se déroulera à huis-clos et le club a déjà écopé d'une amende de 80 000 euros. Reste à savoir si les menaces d'autres sanctions et le dispositif sécuritaire renforcé suffiront à maintenir le calme mardi à Madrid.