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Ligue des Champions : Lille battu par un Inter Milan à l'italienne

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Par David CASSAN|Ecrit pour TF1|2011-10-19T10:04:00.000Z, mis à jour 2011-10-19T10:13:26.000Z

Le LOSC le savait : L'Inter Milan offrirait un autre visage en Ligue des Champions. Las, les camarades d'Eden Hazard sont tombés dans le piège italien (0-1). La qualification s'éloigne pour Lille.

Au-delà d'un air mythique et d'une coupe aux grandes oreilles, la Ligue des Champions est aussi la plus prestigieuse et relevée des compétitions de clubs. Une compétition où la moindre erreur se paie cher, où aucun match n'est gagné d'avance.

Les identités de jeu « nationales » volent aujourd'hui en éclat (pour preuve, le jeu des sélections hollandaises, brésiliennes ou allemandes), mais la petite histoire fait parfois des clins d'œil à la grande. Hier soir au Stadium de Villeneuve d'Ascq, l'Inter Milan à remporté une victoire précieuse « à l'italienne » : un (joli) but sur l'une de ses rares occasions (Triangle Sneijder-Zarate-Pazzini, 21e), un faux rythme exaspérant, une défense de fer et un gardien très solide (Julio César).

On ne peut reprocher aux champions de France d'avoir renoncé à leur identité de jeu. Face au Champion d'Europe 2010, Lille a joué : 62% de possession de balle au total, 13 tirs (contre 5 pour les Italiens), 12 corners (contre 3) et 39 centres, un record cette saison en C1. Mais face à l'ogre milanais, la défense rouge a fait l'erreur de trop (sur le but), le milieu n'a pas pesé (Mavuba, dépassé, Pedretti translucide), et les attaquants n'ont pas su faire la différence (Hazard et J.Cole peu efficaces).

Mais si Lille a perdu ce match, c'est aussi parce que l'Inter Milan (pourtant 17ème de Serie A) sait gérer ces matches-là : en imposant un faux rythme déconcertant (notamment en début de match), en s'en remettant à ses individualités pour faire la différence (comme sur le but), et en restant appliqué jusqu'au coup de sifflet final. Sont sortis du lot Julio César (plusieurs parades décisives), l'axe central Lucio-Chivu (très bas), Cambiasso (hyperactif au milieu) et le duo Zarate-Sneijder, supérieur techniquement.

Après avoir concédé 2 nuls contre le cours du jeu lors des 2 premières journées, le LOSC continue son apprentissage du très haut niveau dans la douleur. Avec 2 points en 3 journées, une qualification passerait par un bon résultat à Giuseppe Meazza, dans 15 jours...