Ligue des champions : Mieux vaut ne pas remporter le premier Clasico

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Real Madrid
Par Quentin Migliarini|Ecrit pour TF1|2016-10-04T12:38:36.854Z, mis à jour 2016-10-04T12:55:56.937Z

C’est une constante depuis trois ans, le perdant du premier clasico a remporté la Ligue des champions dans la foulée. Malheur au vainqueur.

Le 4 décembre prochain, Le FC Barcelone et le Real Madrid s’affronteront pour le premier Clasico de la saison. Au moment d’entrer sur la pelouse, les 22 acteurs n’auront d’autre ambition que de l’emporter face au rival historique. Et pourtant, si l’on suit le cours de l’histoire récente du championnat espagnol, pour les deux candidats à la victoire finale en Ligue des champions, la défaite serait préférable.

En 2015, Barcelone humilie le Real Madrid

L’an passé, à la même époque, le FC Barcelone avait donné une leçon de football à son homologue madrilène. Une humiliation en quatre temps infligée par un exceptionnel Barça. Etouffé par le pressing catalan, incapable de se montrer dangereux, le Real Madrid de Rafael Benitez avait coulé. Un désastre irrémédiable, pensait-on alors. Quelques mois plus tard, pourtant, Cristiano Ronaldo soulevait la onzième Ligue des champions de l’histoire du club madrilène. Et Zinedine Zidane, à peine intronisé, était porté en triomphe.

Un an plus tôt, les Madrilènes l'emportent

Douce revanche après l’élimination dans le dernier carré, l’année précédente. Sorti par la Juventus Turin en demi-finale de l’édition 2014-2015, le Real Madrid enregistre une victoire de prestige sur le FC Barcelone quelques mois plus tôt. Malgré l’ouverture du score précoce de Neymar, les joueurs de Carlo Ancelotti exploitent à merveille les ballons de contre qui leur sont offerts, et ce même si deux des trois buts ont été inscrits sur coup de pied arrêté.  Ce glissement temporel nous conduit vers le double chef d’œuvre barcelonais.

Double victoire du Barça, échec cuisant en C1

Une première victoire à domicile (2-1) émaillée de décisions arbitrales contestables, et d’un but sublime d’Alexis Sanchez. Puis vient le clou du spectacle. Au sommet de sa forme à l’occasion de ce premier choc de la saison, Neymar récidive en mars 2014. Sept buts, autant de retournements de situation, un triplé de Messi ainsi qu'une expulsion pour la victoire finale du Barça (4-3). Et pourtant, à l’instar des deux années suivantes, c’est bien le Real Madrid qui soulève la Coupe aux grandes oreilles. La fameuse  « decima ». De quoi faire réfléchir Zinedine Zidane et Luis Enrique, tous deux en difficulté ces dernières semaines avec leurs formations respectives.