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Ligue des Champions - Pour vaincre le Real Madrid, Naples dispose de sa botte secrète : son maillot

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Naples
Par Silvestro DE CARO|Ecrit pour TF1|2017-02-07T15:01:25.655Z, mis à jour 2017-02-07T15:01:26.395Z

A une dizaine de jours d’affronter le Real Madrid en Ligue des Champions, Naples s’avance comme un adversaire de taille. Les Partenopei n’ont plus perdu depuis 17 matches et ne le doivent certainement pas au hasard. Leur maillot y serait-il pour quelques chose ?

Si vous regardez avec assiduité les matches du Napoli, un élément déroutant n’a pas pu vous échapper. Depuis quelques mois, la bande à Maurizio Sarri délaisse sa traditionnelle tunique bleue ciel au profit d’un maillot blanc, traversé par une diagonale bleue. Dans une région où la superstition est ancrée dans la culture, ce détail est capital. Habillé de sa deuxième tunique, Naples n’a plus perdu depuis 17 rencontres. Le Real Madrid est prévenu.

Une série impressionnante

Après un début de championnat compliqué et deux défaites d’affilée en octobre face à l’Atalanta (1-0) et la Roma (3-1), Naples a parfaitement rectifié le tir. Les Partenopei pointent à la deuxième place du classement, juste devant la Louve, avec un match en plus. Pour réussir leur remontée, les coéquipiers de Marek Hamsik ont entamé une série rocambolesque de 17 matches sans défaite. La bande à Maurizio Sarri n’a plus connu le goût de la déroute depuis le 29 octobre dernier et un revers  2-1 face à la Juventus Turin. Dès lors, 17 rencontres, entre la Coupe, la Ligue des Champions et la Serie A. Bilan : six matches nuls et onze victoires, 42 buts marqués et 17 encaissés. Pour retrouver trace d’une telle série à Naples, il faut remonter à la saison 1987-1988. Emmenés par un certain Diego Maradona, les Partenopei remportaient alors le premier Scudetto de leur histoire.

La superstition du maillot blanc

Depuis la création du SSC Napoli en 1926, sa couleur traditionnelle demeure le bleu ciel, en hommage à la dynastie des Bourbons de Naples. L'azur a traversé les âges et perdure encore aujourd'hui sur les maillots napolitains. Si ce bleu azzurro n’a jamais quitté la tunique partenopea, il est parfois passé au rang de couleur secondaire. Lors de la saison 1964-1965, le président Roberto Fiore  décide de changer les couleurs de la tunique et impose un maillot blanc avec une bande transversale bleue. Plus récemment, en 2002-2003 et 2005-2006, il est composé de bandes blanches et bleues, en style Argentine.

Lors de la saison 1964-1965, Naples est promu en Serie A après trois exercices dans l’antichambre. Tel un clin d’œil au destin, Aurelio De Laurentiis et Kappa choisissent l'été dernier de ressortir la tunique blanche avec bande transversale bleue, en maillot extérieur. Après le match nul de Naples au San Paolo face au Sassuolo (1-1) le 28 novembre dernier, le président de Naples décide de laisser au placard son maillot azur, par superstition. Et dans une région ou ce genre de croyance fait partie des us et coutumes, cette décision n’est pas à prendre à la légère.


Naples   65 66

Depuis ce match nul, Naples joue donc quasi systématiquement avec son maillot extérieur en championnat et avec sa tunique noire en Ligue des Champions et en Coupe d’Italie. Les résultats sont au rendez-vous : 12 matches, dix victoires, deux matches nuls, zéro défaite. La première intervint face à l’Inter Milan (3-0), près d’un mois après le dernier succès de Naples à domicile.


Naples, entre records et machine à marquer

Le Real Madrid est donc prévenu. Le 15 février, Naples se déplacera au Santiago Bernabeu en huitième de finale aller de la Ligue des Champions. Les Merengue jouant en blanc, les Partenopei ne pourront certainement pas arborer leur tunique blanche à bande transversale bleue. Mais Cristiano Ronaldo et consorts ont d’autres raisons d’être inquiets. Depuis le début de la saison dernière, la bande à Maurizio Sarri empile record sur record. L’année précédente, les Napolitains ont été sacrés champions d’hiver, ce qui ne s’était pas produit depuis 26 ans. S’ils ont finalement échoué sur la deuxième place du podium, les joueurs ont battu le record du nombre de points dans l’histoire du club (82), de victoires consécutives (huit) et de buts marqués en championnat (82).

Un jeu offensif prôné la saison dernière par l’ancien entraîneur d’Empoli, qui s’est bonifié depuis. Après 23 journées, Naples possède la meilleure attaque du championnat avec 55 pions inscrits, contre 52 la saison dernière. Toutes compétitions confondues, les Partenopei en sont à 70 buts en 31 rencontres. Une véritable machine à marquer qui aura de sérieux arguments à faire valoir contre le Real Madrid.


Les Merengue devront tout particulièrement se méfier du trio offensif, Mertens-Callejon-Insigne, qui pèse 31 buts en Serie A. Le Belge est le Capocannoniere de l’exercice en cours avec 16 banderilles, et pointe déjà à 20 pions et huit assists TCC. Face à Bologne, il a inscrit son troisième hat-trick de la saison. L’Espagnol (huit buts) et l’Italien (sept) ne sont pas en reste non plus. Raphaël Varane et consorts devront également avoir à l’œil Marek Hamsik, auteur de neuf buts déjà cette saison et qui reste sur un triplé face à Bologne (7-1).


Le Real Madrid ne devra donc pas se rater au match aller à domicile pour tenter de conserver sa couronne en Ligue des Champions. Mais, là encore, alerte. Naples a récolté 21 points cette saison en Serie A loin de ses bases, plus que n’importe quelle autre équipe. Le club du sud est tout simplement celui qui voyage le mieux. En C1, la donne est égale. Sur ses 11 points glanés en phase de groupes, Naples en a pris sept à l’extérieur.


Et comme si cela ne suffisait pas, Naples est l’équipe qui tire le plus en championnat (406 tentatives), qui passe le plus (13 250 passes), qui a la plus grande possession (61% de moyenne) et qui récupère le plus de ballons (1528).

En course pour le titre en championnat, qualifié pour les demi-finales de la Coupe d’Italie, Naples pourrait bien poursuivre son aventure en Ligue des Champions si un grand Real Madrid ne se présente pas sur sa route. Les arguments sont en tout cas bien réels.