Ligue Europa : battu de peu à Leipzig, l'OM garde espoir

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Par Christopher LE CAËR|Ecrit pour TF1|2018-04-06T08:04:19.203Z, mis à jour 2018-04-06T08:16:27.345Z

Battu 1-0 à Leipzig en quart de finale aller de la Ligue Europa, Marseille reste en course pour la qualification jeudi prochain.

En dix matches de coupes d'Europe depuis le début de la saison (six en Ligue des champions et quatre en Ligue Europa), le RB Leipzig avait toujours encaissé au moins un but. Les fans marseillais - et supporters du football français en général - auraient apprécié que cette série se poursuive jeudi soir. Las, cette fois-ci les Allemands ont tenu bon. Et puisqu'ils ont su faire la différence avant la mi-temps par l'intenable Werner (45e+1), les voilà forts d'un avantage d'un but avant le match retour dans une semaine au Vélodrome. 

L'OM sans complexe 

Revenir de l'est de l'Allemagne avec un 0-0 plutôt qu'un 0-1 aurait forcément été préférable. Passée cette lapalissade, le constat est là : Marseille peut nourrir des regrets. Un but de l'international allemand Timo Werner, sur un contre rondement mené (et un Pelé pas forcément exempt de tous reproches) a suffi pour placer les Phocéens en ballottage défavorable avant le match retour. Car pour le reste, les Olympiens n'ont pas été à la rue. Avec un peu plus de réussite, ils auraient même pu prendre l'avantage au score si Gulacsi n'avait pas détourné la reprise instantanée de Mitroglou (9e) ou si la volée de Sarr ne s'était pas écrasée sur la barre (42e). Un tir d'Ocampos au ras du poteau (56e), un autre de Payet (57e)... et voilà des Marseillais pas vernis, alors que l'adversaire du soir a finalement pas eu autant de situations chaudes qu'on lui promettait (22e, 29e, 32e, 77e). Au niveau des statistiques, l'OM n'a pas à rougir : 17 tirs contre 10 pour Leipzig qui n'a cadré qu'une seule fois... pour l'unique but de la partie. Le froid réalisme allemand... 

Le pari de Garcia 

Confronté à de nombreuses absences, notamment en défense centrale, Rudi Garcia a innové. En l'absence de sa charnière habituelle (Adil Rami et Rolando, blessés), le technicien a laissé de côté son schéma en 4-2-3-1. L'OM s'est présenté à Leipzig avec une défense à cinq avec trois centraux : le jeune Kamara (18 ans), Luiz Gustavo (qui avait reculé d'un cran pour l'occasion) et l'habituel latéral Sakai. Sarr et Amavi occupant les couloirs. L'ancien entraîneur de la Roma a apprécié. « J'ai trouvé cette défense à cinq très bonne pour des joueurs qui n'ont jamais joué ensemble. Bouba Kamara a encore prouvé qu'on pouvait compter sur lui. Je savais aussi qu'Hiroki (Sakai) pouvait jouer comme cela parce qu'il a toutes les qualités pour. Et on avait deux joueurs de couloir parfaits dans ce système. » Indispensable à l'OM depuis le début de saison au milieu de terrain, Luiz Gustavo n'a pas déçu dans l'axe de la défense, lui qui avait déjà joué une dizaine de matches l'an passé à ce poste avec Wolfsburg. Le Brésilien a été le patron derrière, s'est félicité Garcia. « C'est vrai qu'il y avait le boss qui gérait tout ça ». Même son de cloche du côté de Dimitri Payet. « Luiz ? On peut le mettre gardien, il serait bon aussi ». 


Le droit de rêver 

Avec un retard d'un but, Marseille reste en course pour la qualification. Dans un Vélodrome, qui devra faire plus de bruit que lors des dernières sorties en Ligue Europa, les Olympiens ont clairement les moyens de leurs ambitions. « On a de l'espoir, surtout qu'on jouera à domicile et qu'il y aura le retour de certains cadres » a souligné Boubacar Kamara après la rencontre. Pour l'acte 2, l'OM devrait récupérer Rolando en défense centrale (et permettre ainsi à Luiz Gustavo de retrouver sa place au milieu) et Florian Thauvin (meilleur buteur et passeur du club cette saison). « On aurait dû marquer ce but à l'extérieur qui peut changer la physionomie de ce quart de finale. Malheureusement, on n'a pas su le faire » regrettait Dimitri Payet. Au match retour, il faudra absolument faire trembler les filets adverses, sous peine de dire adieu à la compétition. Pas insurmontable. Cependant, Rudi Garcia et ses ouailles devront garder à l'esprit que cette équipe allemande est à l'aise à l'extérieur. Monaco (défait 4-1 à Louis-II) et récemment Naples (battu 3-1 à San Paolo) peuvent en témoigner. Verdict jeudi prochain.


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Marseille garde un espoir de qualification avant le match retour