Lloris : "On se cherche..."

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Lloris : 'La compétition, c'est autre chose'
Par Maxime DUPUIS (à Knysna)|Ecrit pour TF1|2010-06-09T09:55:00.000Z, mis à jour 2010-06-09T09:55:00.000Z

Même s'il a déjà goûté à la Ligue des Champions, Hugo Lloris reconnait que ses débuts en Coupe du monde seront matinés "d'appréhension et d'excitation". Mais rien à voir avec la récente défaite contre la Chine : "On se cherche, (...) mais la compétition c'est autre chose" veut-il rassurer.

Hugo Lloris n'est en général pas le meilleur "client" qui soit pour les médias. Mais écouter le gardien des Bleus, seul joueur de l'équipe de France ayant daigné se déplacer mardi (Gallas a décliné), s'est comporté en bon soldat alors que son premier match de Coupe du monde, vendredi face à l'Uruguay, approche à grands pas.


HUGO LLORIS, vous allez disputer vendredi votre premier match de Coupe du monde. Comment vivez-vous cette première ?


H.L. : Il y a forcément un peu d'appréhension et d'excitation. Mais je suis déjà très heureux de participer, de représenter la nation. Pour ça, il faut bien se préparer. On espère être tous prêts.


Peut-on avoir peur du ridicule lorsqu'on aborde une telle compétition. La peur de vivre un remake de 2002 par exemple ?


H.L. : Non, on est concentré sur notre sujet et on ne peut pas prévoir l'avenir. On essayera de donner le maximum pour avoir le moins de regrets possibles. Lorsqu'on tombe sur plus fort, très bien... Mais on a suffisamment de qualité dans le groupe pour avoir des ambitions.


Quatre jours après avoir perdu face à la Chine, êtes-vous encore marqué ?


H.L. : Il est toujours décevant de perdre un match, même de préparation. Mais cela appartient désormais au passé, on travaille sur l'Uruguay. Sur les trois matches, j'ai vu de très bonnes choses, d'autres moins bonnes mais on n'a pas su concrétiser dans les 35 derniers mètres et on travaille pour être prêt le jour J. On se cherche, c'est toujours comme ça dans les matches de préparation.


Comment sort-on d'une telle défaite ? Est-ce un problème au niveau de la confiance, ou plutôt un rappel nécessaire ?


H.L. : Nous ne sommes pas atteints, on a accepté cette défaite même si cela ne fait pas plaisir. Elle arrive peut-être au bon moment, avant la compétition, c'est un petit rappel. Nous sommes focalisés sur les trois prochains matches. La compétition, c'est autre chose.


N'avez-vous pas l'impression aujourd'hui d'être seuls contre tous ? Est-ce un ressort pour vous sublimer ?


H.L. : (Sourire) Je ne me sens pas seul. Les coéquipiers, les fidèles supporters et le pays sont derrière nous malgré tout ce qui peut être dit. On va essayer de donner le meilleur de nous-mêmes.


Sentez-vous le poids de l'histoire ? Vous succédez à Joël Bats et Fabien Barthez, les deux derniers gardiens français à avoir disputé une Coupe du monde. C'est une fierté ?


H.L. : Je ne me pose pas trop cette question-là, mais ce sont les deux plus grands gardiens de l'histoire du football français. Ils ont écrit leur histoire, j'espère écrire la mienne.


Les anciens ont-ils parlé aux jeunes qui n'ont jamais disputé de Mondial ?


H.L. : Ce qui se passe à l'intérieur nous appartient. Ça vit bien, ça partage, ça communique.