Lyon, ça passe de justesse

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Lisandro Lopez - Lyon
Par Mathieu DUBIE|Ecrit pour TF1|2009-11-04T21:38:00.000Z, mis à jour 2009-11-04T21:38:00.000Z

Vingt-quatre heures après Bordeaux, l'Olympique Lyonnais a décroché son billet pour les 8e de finale. Grâce à Lisandro Lopez, auteur d'une égalisation tardive, et un super Hugo Lloris, l'Olympique Lyonnais a fait match nul face à Liverpool (1-1) lors de la 4e journée de la Ligue des Champions.

LYON - LIVERPOOL: 1-1
Buts: Lisandro (90e) pour Lyon. Babel (83e) pour Liverpool.


Comme un parfum de ce match aller où les Gones avaient arraché la victoire dans les dernières minutes, l'issue heureuse de la réception de Liverpool marquée par l'égalisation de Lisandro Lopez à la 90e minute prouve à quel point Lyon doit se battre encore et toujours pour gagner lors des joutes européennes. Ce match nul, synonyme de qualification pour les huitièmes de finale - la septième consécutive - de la Ligue des Champions, avait l'odeur de la sueur, du combat. Une des valeurs que prône sans cesse Claude Puel depuis ses débuts en tant que joueur jusqu'à nos jours, à la tête d'une équipe qui tire le football français vers le haut depuis bientôt une décennie.


Une victoire aurait confirmé ce succès acquis à Anfield, critiqué pourtant par de nombreux observateurs, mais Rafael Benitez avait prévenu. C'est dans la difficulté que l'on reconnaît les grandes équipes. Mais peut-on être encore une grande équipe sans son âme, son meneur de jeu prénommé Steven Gerrard ? Bousculée dans la presse d'outre-Manche depuis plusieurs semaines pour les millions dépensés "inutilement" depuis cinq ans dans le recrutement, l'équipe phare de la vallée de la Mersey abattait mercredi sa dernière carte pour sauver une saison fort mal entamée. Les Reds avaient donné rendez-vous et ont répondu présent mais n'ont finalement pu que se rendre. Les Lyonnais, eux, n'ont jamais abdiqué mais ont plusieurs frôlé le point de rupture.


Lloris presque impérial

Les deux formations n'ont pourtant pas mis tout en oeuvre pour remplir leurs objectifs respectifs. Elles ne se sont que peu livrées, misant tour à tour sur les erreurs possibles des défenses adverses. Lyon a tenté de construire mais a commis beaucoup trop d'erreurs techniques pour pouvoir se montrer réellement dangereux dans les vingt derniers mètres. A contrario, les quelques absences défensives et les blessures de Miralem Pjanic et Anthony Réveillère ont perturbé l'organisation axée autour d'un Bafétimbi Gomis, particulièrement médiocre dans sa participation au jeu. Ce qui ne fut pas du tout le cas de son compère Lisandro Lopez, très volontaire et combatif, malgré un exil pas si confortable sur le côté gauche de l'attaque lyonnaise. Son but salvateur a été l'image de son match.


Même mené au score après un coup de génie tardif et instinctif de Ryan Babel, l'OL a cru jusqu'au bout à ce but libérateur et peut remercier le décrié mais utile Ederson. Sa vision du jeu, ses qualités de passe et de percussion ont probablement contribué à ce final heureux. Dans un autre registre, Hugo Lloris a été celui qui aura le plus longtemps entretenu la flamme durant la partie avec quatre parades décisives dont trois en première période. Ses efforts n'ont pas été vains.


LA DECLA : Claude Puel (Lyon)

"Nous avons l'art d'écrire des scénarii particuliers depuis le début de la saison. C'était un match difficile pour nous. Nous étions pourtant bien entrés dans la partie. Cela a été tangent et heureusement que Hugo (Lloris) nous maintient dans le match. Après la mi-temps, nous avons mieux maîtrisé le jeu, mais paradoxalement, c'est là que nous prenons le but. Nous avons été très courageux jusqu'au bout pour égaliser et arracher la qualification dès ce soir."