Lyon élimine le Real Madrid

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Par TF1|Ecrit pour TF1|2010-03-10T21:45:00.000Z, mis à jour 2010-03-10T21:45:00.000Z

Lyon est en quarts de finale de la Ligue des Champions après son nul à Madrid (1-1)

Lyon l'a fait ! Mercredi, les hommes de Claude Puel se sont qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des Champions en allant faire match nul sur la pelouse du Real Madrid (1-1, aller : 1-0). Miralem Pjanic et ses coéquipiers ont signé le plus bel exploit de l'histoire du club.

REAL MADRID - LYON : 1-1 (aller : 0-1)
Buts : Ronaldo (6e) pour le Real - Pjanic (75e) pour Lyon

Lyon a vu Santiago-Bernabeu. Et n'y est pas mort, comme les Madrilènes l'annonçaient un peu trop fièrement dans la presse ces derniers jours. Mieux, l'OL y reviendra peut-être le 22 mai prochain, date de la finale de la Ligue des Champions. Mercredi, c'est le Real Madrid, équipe la plus chère de l'histoire, qui s'est pris les pieds dans le tapis, poussé par un Olympique Lyonnais qui, aux mots, a préféré les actes. A Madrid, le club entraîné par Claude Puel a tenu le choc et est reparti avec un nul qui résonne comme une victoire (1-1). Ce fut tout sauf évident. Durant les quarante-cinq premières minutes, le roseau lyonnais a plié à plusieurs reprises. Mais n'a jamais rompu. Menés au score rapidement - le pire des scénarii -, Lyon ne s'est jamais désuni et a sorti la seconde période qu'il fallait. Jusqu'à égaliser par Pjanic, à un quart d'heure de la fin.


Si Lyon est en quarts de finale de la Ligue des Champions pour la première fois depuis 2006 et que le Real sort à ce stade pour la sixième année consécutive, c'est grâce aux quatorze Gones qui ont foulé la pelouse, mais surtout à un certain Claude Puel qui a imposé sa science tactique au cours des deux rencontres et fait passer Manuel Pellegrini pour un débutant. Tant décrié depuis son arrivée à Lyon, l'entraîneur a tout changé en décidant de sortir Boumsong et Makoun à la pause. Les deux hommes n'y étaient pas et, semble-t-il souffraient musculairement. Gonalons a débarqué dans l'arène, tout comme Källström. Toulalan est descendu d'un cran et l'OL a retrouvé de sa superbe.


Le coup de Puel


Pris en défaut à la 6e minute sur une frappe croisée de Ronaldo qui est passée entre les jambes de Lloris (1-0, 6e) et bousculé jusqu'à passer à deux doigts d'encaisser un deuxième but sur un déboulé d'Higuain qui s'est terminé par un tir sur le poteau (26e), Lyon a peiné devant un Real qui jouait en équipe. Enfin, serait-on tenté de dire. Mais l'embellie madrilène n'a pas survécu à la mi-temps et au coup tactique de Puel. Au retour des vestiaires, les Espagnols, qui avaient remis les pendules à l'heure, n'ont jamais retrouvé leur football, annihilés par le bloc rhodanien. Résultat, aucune occasion franche en quarante-cinq minutes. Et un coup de poignard terrible sur un mouvement initié par Delgado, relayé par Lisandro et conclu par Pjanic. Le jeune Bosniaque, dans la surface, ne s'est pas posé de question et a fusillé Casillas de près (1-1, 75e).


Assommés, comme le public de Santiago-Bernabeu, Cristiano Ronaldo et ses copains ont fait semblant d'y croire. De s'accrocher. Mais le coeur, la tête et les jambes n'y étaient plus. Et c'est même Lisandro, absolument seul dans la surface espagnole, puis Delgado, sur un contre au long cours, qui ont été à deux doigts de faire évoluer le tableau d'affichage. Mais à chaque fois, les Lyonnais ont manqué la cible. Pas de quoi gâcher une soirée magique, à jamais inscrite dans l'histoire de l'OL.


LA DECLA : Claude Puel (Lyon)


"Le match aller avait été de qualité de notre part et nous avons confirmé sur le second même si en première période nous avons été en difficulté par le jeu en profondeur, technique et rapide du Real. Nous avons été un peu chanceux avec un tir sur le poteau contre nous. Nous avons modifié notre schéma en seconde période. Cela nous a permis de gagner dix mètres sur le terrain alors que le Real a baissé physiquement après avoir produit beaucoup d'efforts avant la mi-temps. Nous avons mis plus de liant et de qualité dans notre jeu. Nous avons pu prendre la largeur. Nous avons pu faire courir le Real qui aime bien avoir le ballon et c'est là que nous avons réussi notre match. Sur la seconde période, notre qualification est méritée car il a fallu un grand Lyon. Les changements ont été déterminants car les joueurs sont bien rentrés. Jean-Alain Boumsong a un problème musculaire et Makoun également, aux adducteurs. Lisandro aussi mais il a réussi a tenir le match. Nous avons tout changé à la mi-temps. Ce groupe est en train d'écrire sa propre histoire. Il faut garder le cap".


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