Lyon garde la tête froide

Voir le site Téléfoot

Lyon garde la tête froide
Par Reuters|Ecrit pour TF1|2009-09-30T08:00:07.000Z, mis à jour 2009-09-30T08:00:07.000Z

Avec six points glanés en deux matches, Lyon est en tête du groupe E en Ligue des Champions. Pourtant privés de cinq joueurs majeurs, les Rhodaniens ont fait l'essentiel à Debrecen (0-4). Mais la victoire de la Fiorentina contre Liverpool ne joue pas en faveur de l'OL...

L'essentiel est là. Deux matches, deux victoires. Après avoir empoché trois points précieux lors de la première journée face à la Fiorentina (1-0) à Gerland, Lyon a poursuivi son sans-faute en Ligue des Champions. Mardi, face aux novices de Debrecen, l'OL a aligné un deuxième succès lors de la phase de poule et a pris seul la tête du groupe E. Avec six points au compteur, cinq buts marqués et aucun encaissé, Lyon a fait un premier pas vers les huitièmes de finale. Mais avant d'aller défier Liverpool à Anfield le 20 octobre prochain, l'OL a conscience que la donne n'est pas aussi simple que sur le papier...


Privé de cinq joueurs majeurs (Lisandro Lopez, Bastos, Delgado, Boumsong et Bodmer) en Hongrie, Claude Puel a dû faire avec les moyens du bord. Les premières minutes l'ont rapidement rassuré. "Je pense que nous nous sommes rendus le match facile. Nous avons eu un peu de réussite et de qualité pour ouvrir la marque assez vite sur phases arrêtées car dans le jeu, ce sont nos adversaires qui ont été les premiers dangereux. Debrecen aurait mérité de marquer car cette formation n'a jamais refusé le jeu mais nous avons pris ce match par le bon bout. Nous sommes sur une bonne dynamique qu'il faut entretenir", a commenté l'entraîneur rhodanien qui sait que certains de ses joueurs "sont sur la corde raide" physiquement.


Un match à trois ?


Avec trois buts inscrits en moins de 25 minutes, les Lyonnais ont tué tout suspense. Le doute ne s'est jamais installé. La suite fut évidemment plus facile. "Les grands matches, de Ligue des champions notamment, se jouent souvent sur les coups de pieds arrêtés. Le fait d'avoir marqué rapidement nous a amené de la sérénité", a, pour sa part, avoué Jérémy Toulalan, titularisé une nouvelle fois en défense centrale aux côtés de Cris. Un joueur s'est particulièrement illustré sur la pelouse du Ferenc-Puskas-Stadion. Auteur d'un but, son 2e sur coup-franc en Ligue des Champions, auquel il a ajouté deux passes décisives sur corner, Miralem Pjanic a confirmé qu'on pouvait compter sur lui. Successeur de Juninho dans l'entrejeu lyonnais, le Bosnien a joué soixante minutes de haut niveau, avant d'être remplacé par Maxime Gonalons. Les tourmentés Magyars peuvent confirmer. Sauf surprise, Pjanic devrait être de nouveau titularisé samedi à Lens, en championnat.


Mais si Lyon s'est promené en Hongrie, au terme d'une leçon de réalisme, le septuple champion de France ne doit pas oublier que rien n'est encore fait dans cette poule E. La victoire de la Fiorentina face à Liverpool (2-0) n'est pas forcément une bonne nouvelle pour l'OL. Ce succès décroché sur sa pelouse face aux Reds, déjà en difficulté lors de la première journée (victoire 1-0 contre Debrecen) a remis la Viola en course pour l'une des deux premières places du groupe. Claude Puel le regrette : "J'aurais préféré que la Fiorentina laisse des points ou perde à domicile, surtout en l'absence de Gilardino. Cela montre la qualité de cette équipe. Cela montre aussi le niveau de notre performance à Gerland contre les Italiens. Enfin, cela confirme que le groupe sera très disputé jusqu'au bout". Selon Jean-Michel Aulas, son équipe aura besoin de "11 points pour se qualifier". Il en manque donc un peu moins de la moitié. Le président de l'OL, qui s'attend à souffrir à Anfield dans trois semaines, a prévenu ses joueurs : "Il faut que l'on soit prudent. Rien n'est encore fait".