Lyon n'y est pas encore

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Lyon n'y est pas encore
Par Eurosport.fr|Ecrit pour TF1|2010-03-31T11:20:00.000Z, mis à jour 2010-03-31T11:20:00.000Z

A l'issue de son quart de finale aller contre Bordeaux (3-1), Lyon a fait la moitié du chemin. Si dans le camp rhodanien, on se satisfait du résultat, on estime également que la place dans le dernier carré de la Ligue des Champions n'est pas encore assurée. Et pourtant...

"Une première manche... La moitié du chemin... Une bonne partie du travail...Toujours du 50-50". Quelques minutes après le coup de sifflet final de leur quart de finale aller victorieux (3-1), les joueurs de l'Olympique Lyonnais, mais également leur coach Claude Puel, n'ont pas voulu aller plus vite que la musique. Aux yeux de l'effectif rhodanien, Lyon a pris une option sur Bordeaux. Mais le ticket pour le tour suivant n'est pas encore validé. Les éliminations face au FC Porto, au PSV Eindhoven et au Milan AC sont encore dans toutes les têtes...


Pourtant, il est difficile de contester que ce convaincant succès a mis l'OL sur la voie royale pour une place en demi-finale de la plus prestigieuse des compétitions européennes. Une première pour le septuple champion de France qui n'avait jamais gagné un match à ce stade de la compétition (*). Si les Lyonnais tempèrent leur enthousiasme, les statistiques parlent pour eux. Depuis quarante ans, toutes Coupes d'Europe confondues, un club qui s'impose 3 buts à 1 à domicile à l'aller a 77% de chances de se qualifier pour le prochain tour. Autant dire que les Lyonnais ont un pied dans le dernier carré. "Cela reste très ouvert pour les deux équipes. Il faudra être capable de faire un match aussi costaud au retour", a tout de même averti Claude Puel. "La philosophie était de marquer sans prendre de but. L'important était de gagner sans se focaliser sur le but encaissé car nous nous sentons capables de marquer à l'extérieur".


Lisandro, le grand absent


La prudence est donc de mise. Les Lyonnais ont surtout peur de se voir trop beaux et déjà qualifiés. D'autant plus que le match retour n'aura sûrement pas la même physionomie que l'aller. Bordeaux enregistrera le retour d'Alou Diarra. Et ça fait une énorme différence. Il faut être honnête : au poste de l'ancien Lyonnais, Miroslav Plasil et Fernando n'ont pas le rendement de l'international tricolore. C'est un élément important à prendre en compte. Tout comme le fait que, de son côté, l'OL sera privé de Sidney Govou mais surtout de son double buteur, Lisandro Lopez, tous deux ayant écopé d'un nouveau carton jaune. La suspension (sévère) de l'Argentin, auteur de ses 21e et 22e buts mardi soir, est d'ailleurs l'unique ombre au tableau lyonnais. "Cela laisse des perspectives. Les deux équipes conservent des opportunités pour le retour", a relativisé Claude Puel.


"Ce qui compte, c'est d'avoir deux buts d'avance. Il faudra bien les défendre, mais il faudra parvenir aussi à marquer un but à Bordeaux", a commenté Jérémy Toulalan. "Si on arrive à faire ce qu'on a fait, on peut battre n'importe quelle équipe. Nos chances de qualification ? Elles sont grandes, mais on n'est pas encore qualifié. Avant, c'était 50-50, maintenant, c'est 60-40", a estimé Bastos, le Lyonnais le moins frileux. Pour résumer, l'heure n'est tout de même pas à la fanfaronnerie. D'ailleurs, quelqu'un a-t-il entendu le moindre commentaire de Jean-Michel Aulas ?


(*) Lyon en quart de finale de la Ligue des Champions : en 2003-2004, éliminé par le FC Porto (0-2, 2-2). En 2004-2005, éliminé par le PSV Eindhoven (1-1, 1-1 a.p., 2-4 aux t.a.b.). En 2005-2006, éliminé par le Milan AC (0-0, 1-3).