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Lyon ne méritait pas mieux

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Lyon ne méritait pas mieux
Par Eurosport|Ecrit pour TF1|2010-04-22T15:06:06.000Z, mis à jour 2010-04-22T15:06:06.000Z

Battu à Munich (1-0) mercredi, Lyon a concédé une défaite logique en demi-finale aller de la Ligue des Champions. En dessous physiquement, les Rhodaniens ont surtout affiché un manque d'ambition désespérant dans le jeu, même en supériorité numérique.

Claude Puel va se poser bien des questions dans les six jours qui viennent. L'entraineur lyonnais est pourtant devant une équation des plus simples. Après le revers concédé à Munich (1-0), Lyon est condamné à battre le Bayern par deux buts d'écart à Gerland pour atteindre la finale de la Ligue des Champions. Un succès sur la plus petite des marges ne lui assurera, dans le meilleur des cas (1-0), qu'une issue aux tirs au but. Le club rhodanien n'a plus le choix. Il lui faudra lâcher les chevaux pour caresser le rêve de soulever une coupe aux grandes oreilles. Chose qu'il n'a pas jamais su faire à l'Allianz-Arena, au cours d'un match où les Gones ont donné l'impression d'avoir fait un pas en arrière au niveau de leur compétitivité européenne. Il va désormais falloir faire très fort pour sortir ce Bayern.


Si Lyon échoue dans sa mission à Gerland, il pourra longtemps ruminer ce scénario du match aller. Avant même son coup d'envoi. Le long trajet pour rallier à Munich a visiblement pesé sur les organismes lyonnais. Un peu à l'image de Barcelone, qui avait dû lui aussi passer par la route pour rejoindre Milan pour disputer l'autre demi-finale. Hasard ou coïncidence, le Barça et l'OL ont livré leur plus mauvaise prestation sur la scène européenne lors de ces demi-finales aller, donnant tous deux l'impression que le physique n'y était pas. A ce niveau-là, la préparation joue il est vrai un rôle capital. "Les efforts du voyage par la route qui était injuste nous ont pénalisé en seconde période", jugeait Jean-Michel Aulas à l'issue de la rencontre, dans un discours qui contraste avec celui de Claude Puel. "On ne va pas chercher d'excuses avec les déplacements en bus. On a eu aussi un match très difficile à Bordeaux (en Championnat de France). Cette défaite, on l'a concédé face à une bonne équipe du Bayern", estimait de son côté l'entraineur de l'OL, préférant à juste titre évoquer le terrain.


Ederson : "Il faut donner 200%"


Il y a en effet beaucoup plus à en dire. A Munich, on n'a pas reconnu cet OL si vibrant de solidité lors de son 8e de finale retour à Madrid (1-1). L'équipe de Puel n'a jamais réussi à hausser son niveau à la hauteur de l'événement, et de son adversaire du soir. Même à onze contre dix, après l'expulsion de Franck Ribéry, elle a toujours donné cette désagréable impression d'être inoffensive. Alors que le secteur défensif allemand était quand même amputé de deux titulaires suspendus, Mark Van Bommel et Holger Badstuber. Diminué physiquement, Lisandro Lopez était en plus bien seul pour faire face à la tenaille Demichelis-Van Buyten. Ederson, Cesar Delgado et tous ses coéquipiers l'ont abandonné, trop occupés à défendre pour lui apporter du soutien. Un état d'esprit qui ne se justifie jamais à ce niveau de la compétition, alors qu'il y a une finale à aller chercher. Surtout en début de seconde période où l'OL, en supériorité numérique, a paradoxalement laissé le ballon et la domination territoriale au Bayern. Avant de reculer définitivement après l'expulsion de Toulalan.


Le scénario n'a pas été favorable aux Gones. Mais il est difficile de leur trouver des excuses tant leur qualité de jeu ne méritait pas un meilleur résultat à l'Allianz-Arena. A la limite, et compte tenu des nombreux espaces inexplicablement laissés à Robben, ce 1-0 est un moindre mal pour l'OL. "Nous avons le sentiment qu'il faudra faire plus pour le match retour. Il faut donner 200% sur le terrain pour l'emporter et nous qualifier. Il y a un peu de regrets car nous avons eu une période à onze contre dix et nous aurions pu faire mieux", résumait Ederson avec lucidité après le match. "La tournure de la rencontre aurait pu être différente", relativisait Puel de son côté. "On a eu quelques occasions, même si on n'a pas eu l'ascendant. Au retour, cela sera un autre match. Ce qui m'inquiète le plus, c'est de savoir qui on pourra récupérer, on a déjà perdu un joueur avec Toulalan (expulsé) et d'autres ont quelques bobos." Un casse-tête de plus pour l'entraineur de l'OL, dont on attend désormais une stratégie beaucoup plus audacieuse à Gerland. Lyon n'a plus le choix maintenant.