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Manchester City : pourquoi Guardiola se sépare-t-il toujours de ses stars ?

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Pep Guardiola - Bayern Munich
Par Maxime CLAUDEL|Ecrit pour TF1|2016-08-20T10:15:52.368Z, mis à jour 2016-08-20T10:16:49.051Z

Partout où il passe, Pep Guardiola fait tomber des têtes. À Manchester City, ce sont celles de Hart, Touré et Nasri qui sont en danger. Et sa liste de victimes possède des noms ronflants...

Pep Guardiola a un palmarès qui parle pour lui. Mais il a aussi cette propension à bouleverser l’ordre établi quand il arrive dans un nouveau club. Ainsi, il n’hésite jamais à se séparer de stars, peu importe ce qu’elles ont apporté ou ce qu’elles pourraient apporter à l’équipe.

Hart, Nasri et Touré : ses futures victimes

Double champion d’Angleterre et demi-finaliste de la dernière Ligue des Champions, Joe Hart était jusqu’alors le titulaire indiscutable dans les cages de Manchester City. Mais, depuis l’arrivée de Pep Guardiola, son statut s’est dégradé au point de devenir indésirable. Pour les deux premiers matchs officiels des Citizens, le coach espagnol lui a préféré Willy Caballero, forçant l’international anglais à se chercher une porte de sortie. Un constat qui s’applique également à Samir Nasri et Yaya Touré, deux ex-pilliers qui n’entrent pas dans les plans du technicien passé par le FC Barcelone et le Bayern Munich. Les deux stars font face à l’exigence et, par exemple, l’Ivoirien, qui a déjà connu un premier divorce avec Guardiola, n’a pas la forme physique adéquat (il doit perdre quelques kilos).

Ses autres victimes

Qu’on se le dise, Joe Hart, Samir Nasri et Yaya Touré ne seront pas les premières victimes de Pep Guardiola, encore moins les dernières. Demandez plutôt à Ronaldinho qui, sous les ordres de Frank Rijkaard, a remporté deux Liga et une Ligue des Champions (2006). Aux yeux de Guardiola, le fantasque brésilien avait atteint le sommet de son art et son hygiène de vie plus que douteuse compromettait son avenir en Catalogne. Autre pierre angulaire de Rijkaard, Deco a été prié de faire ses bagages, l’Espagnol estimant que le Portugais empêchait certaines pépites Blaugrana de briller.

Pour Samuel Eto’o, la séparation fut encore plus surprenante. Guardiola voulait s’en débarrasser dès son arrivée mais aucune transaction ne s’est concrétisée. L’implication de l’attaquant a pourtant été totale avec 36 buts en 52 matches. Ce n’était pas suffisant et il a servi de monnaie d’échange pour faire venir Zlatan Ibrahimovic. Promis à un bel avenir au Barça, le géant suédois n’est resté qu’une seule saison à cause de ses relations houleuses avec Guardiola, qu’il taxe carrément de « lâche » dans son autobiographie.

Guardiola n’a même eu aucun scrupule à écarter Bastian Schweinsteiger du Bayern Munich alors même que l’Allemand avait passé toute sa carrière au sein du club bavarois (500 matches). Pour l’Espagnol, les cadres d’hier ne sont donc pas forcément ceux de demain et il a un réel besoin d’avoir son mot à dire sur le recrutement pour appliquer sa méthode souvent gagnante.