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Manchester United : Rooney n'en a que pour l'attaque

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Par Emmanuel GUERIN|Ecrit pour TF1|2013-10-10T16:21:00.000Z, mis à jour 2013-10-10T16:21:51.000Z

Wayne Rooney est l'un des meilleurs attaquants du monde. Mais sa polyvalence l'a poussé à évoluer à plusieurs positions, si bien qu'il semblait s'être reconverti en milieu. Mais l'Anglais a mis fin à ce débat, c'est un attaquant. Un bon.

Dans un schéma en 4-4-2, l'un des deux attaquants est souvent chargé d'animer le jeu, de jouer plus bas pour toucher le ballon. Le célèbre 9 et demi. Wayne Rooney incarne à merveille cette position, là où sa vision de jeu et sa technique font merveille. « Quand je me retrouve au cœur de l'action en tant que meneur de jeu, j'adore ça ». Mais Rooney reste un attaquant, un vrai et sa propension à se projeter rapidement vers l'avant, à faire le bon geste dans la surface, en fait l'un des meilleurs à son poste. Le débat s'est pourtant posé ces dernières années. Dans quelle position doit évoluer le numéro 10 des Red Devils ? Wayne Rooney a décidé de sortir de son mutisme pour répondre à cette question. « Quand on me plaçait au milieu, je disais "d'accord", mais je ne voulais pas y évoluer. Je pensais mériter de jouer dans ma position, et ça n'arrivait pas. Naturellement, j'ai été déçu et ça a peut-être affecté certaines de mes performances ».

Une grande polyvalence
Il est cependant difficile d'en vouloir au technicien écossais tant Wayne Rooney se montre performant à différentes positions. Attaquant axial de métier, l'international anglais a parfois évolué sur le côté gauche de l'attaque durant la saison 2008/2009. En finale de la Ligue des Champions face au FC Barcelone, l'Anglais était aligné à gauche, Ronaldo dans l'axe et Park sur l'aile droite. Un choix pas réellement payant au vu de la démonstration catalane (2-0). Mais Rooney est un joueur de sacrifice, le bien de l'équipe passe avant tout. « J'ai la chance d'être un footballeur polyvalent, je m'en sens capable si l'entraîneur me le demande. C'est à lui de décider ». Une chance peut-être pas. Car aligner Rooney à gauche ou à une autre position qu'en attaque, c'est le brider, c'est se priver de sa qualité de buteur. L'Anglais n'est peut-être pas une machine à buts comme les deux extraterrestres Messi et Ronaldo mais à son poste, il fait aussi de gros dégâts.

Eté 2009, l'ailier lusitanien s'engage avec le Real Madrid pour un montant record (94 millions d'euros). Une aubaine pour ce bon Wayne, replacé dans l'axe de l'attaque. Le résultat est immédiat. L'Anglais réalise la meilleure saison de sa carrière sur le plan statistique : 26 buts en 32 rencontres de Premier League. Il fera mieux deux saisons après avec 27 pions en championnat. Oui, Rooney est un attaquant. « Je préfère lorsque je joue devant, parce que je peux faire encore beaucoup de dégâts, mais les sacrifices ne me dérangent pas ». La question de son meilleur poste s'est pourtant posée à de nombreuses reprises. Dans le 4-4-2 de Sir Alex Ferguson, un attaquant doit s'occuper de l'animation offensive. Avec Dimitar Berbatov et a fortiori avec Robin van Persie, c'est à Rooney qu'incombait cette tâche. Ses transversales millimétrées, sa technique et son sens du jeu sont impressionnants. Dans la tête de nombreux observateurs, spectateurs et surtout dans celle de l'Ecossais, l'idée a fait son chemin : replacer Rooney au milieu.

La jurisprudence Galati
Pour l'ancien coach des Red Devils, cela ne faisait pas l'ombre d'un doute. « Il a toutes les qualités nécessaires pour être un milieu de terrain central ». Ainsi, Rooney a commencé à évoluer dans l'entrejeu. Symbole de ce remplacement réussi, le match de Ligue des Champions contre d'Otelul Galati le 2 novembre 2011. Au terme de la victoire des Red Devils, SAF n'avait pas tari d'éloges concernant son joueur. « C'était une solution de court terme mais je n'hésiterai pas à l'utiliser de cette façon (...) Il a fait preuve de beaucoup de discipline contre Galati et n'a pas passé son temps en attaque. Il a occupé cette position de milieu axial comme si c'était naturel pour lui ». Le technicien écossais avait expliqué à l'occasion de ce match que ce n'était qu'un replacement ponctuel pourtant, l'Anglais a fréquemment évolué dans cette position depuis deux saisons, notamment pour faire de la place en attaque à Robin van Persie.

Mais la reconversion de Rooney en milieu de terrain devra attendre. Du moins, il l'espère. « Quand je serai plus vieux et que j'aurai moins de jambes, je pourrais retourner au milieu ». Pour l'heure, il se réjouit de l'arrivée de David Moyes car il le fait jouer en attaque, là où il est le meilleur. « David Moyes est arrivé, il me fait jouer devant et ça me plait. Vous pouvez le constater, je joue et je suis heureux ». Le numéro 10 de Manchester a scoré à trois reprises en championnat et deux fois en Ligue des Champions. Ses statistiques sont bonnes mais son équipe est en mauvaise posture, à la neuvième place de la Premier League. Faut-il comprendre que Rooney est indispensable au milieu mancunien ? Surement et c'est bien là le problème. L'Anglais est indispensable à plusieurs postes. Depuis le départ de Scholes, le milieu manque d'un leader. Marouane Fellaini a été recruté pour pâlir ce manque. Le placement de Rooney dépend finalement de la réussite du Belge. Compris Marouane ?